Dragon Ball

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Article tome 1

On s’attaque aujourd’hui au manga de légende qui a changé l’histoire du manga : Dragon Ball !

 

La petite histoire :

    Ce manga est dessiné par Akira Toriyama entre 1984 et 1995 pour un total de 42 tomes, publiés en France par Glénat.

    L’anime Dragon Ball est sorti en 1986 et Dragon Ball Z en 1989.

    Ce manga est encore aujourd’hui le deuxième manga le plus vendu en monde, derrière One Piece.

    Je n’ai probablement pas besoin de le préciser, mais Dragon Ball est un phénomène mondial qui a changé à jamais l’histoire du manga et du Japon. Malgré ses 35 ans, cette série est devenu légendaire et continue encore de nos jours avec le succès de Dragon Ball Super. Bref, on s’attaque à un véritable monument de la culture Japonaise !

Personnage :

    Son Gokû est le héros de cette histoire. C’est un petit garçon qui vit seul dans les montages, dans la maison où vivait son défunt grand-père : Son Gohan. Il possède une queue et une force physique hors du commun. Il pense avoir 14 ans. Il ne connaît pas bien les humains et ne fait pas la différence entre une fille et un garçon. C’est un excellent chasseur. Naïf de nature, il est extrêmement gentil et serviable malgré son goût prononcé pour le combat. Il possède le Nyo-i Bô, le bâton magique qui s’allonge, ainsi que la 4ème boule de cristal, héritage de son grand-père. Ce n’est pas un personnage particulièrement réfléchi. Inspiré d’un manga des années 70 et du célèbre roman chinois : La Pérégrination vers L’Ouest, c’est un personnage né de plusieurs univers : une sorte de super plagiat en puissance, même si Toriyama le fera évoluer à sa façon par la suite. (Akira Toriyama a lui-même reconnu s’être très largement inspiré de ces deux œuvres…)

    Bulma est un des personnages emblématiques de la série. Jeune fille de 16 ans à la recherche des Dragon Ball pour trouver un petit ami, c’est une fille frivole qui drague ouvertement tous les hommes beaux qu’elle croise. Elle a un caractère particulièrement mauvais, mais c’est une génie capable de construire n’importe quel machine. Elle est la fille du richissime scientifique qui a inventé les Capsules. Produites par la CapsuleCorp, elles compressent des objets des toutes tailles dans de petites capsules qu’il suffit ensuite de déployer. Pour en revenir à Bulma, c’est une fille plutôt perverse qui n’hésite pas un seul instant à jouer de ses charmes pour obtenir ce qu’elle veut.

    Muten Roshi, aussi appelé Kame Sennin (littéralement Le maître des tortues et traduit dans l’anime par Tortue Géniale) est le plus grand maître des arts martiaux encore vivant. Ayant plus de 1000 ans, il vit seul sur une petite île au milieu de l’océan où se trouve sa maison : la fameuse Kame House. Malgré le fait que ce soit un pervers notoire qui n’a pas peur de s’intéresser aux mineurs (et ceux sans le côté loli…), il est très puissant et connaît un très grand nombre de technique et de secret. C’est lui aussi l’un des personnages centrales de l’histoire, toujours là pour aider Son Gokû. Il est l’inventeur du célèbre et légendaire Kame Hame Ha.

    Oolong est un cochon. Son nom vient d’un célèbre thé chinois. C’est un pervers capable de se métamorphoser en ce qu’il veut pendant 5 minutes. Par contre, sa force reste la même. C’est un radin fourbe et plutôt lâche. Étonnamment, c’est un personnage qui tiendra dans l’histoire et dans la mémoire de son créateur.

    Yamcha est un voleur qui sévit dans le désert. Toujours accompagné de son fidèle ami Pooal, il a une peur panique des filles, mais souhaiterait résoudre son problème pour avoir une petite amie. Il a 18 ans et est capable de rivaliser avec un Son Gokû affamé (ce qui est déjà pas mal). Il a conçu la technique Rôga Fûfû Ken. 

    Pooal, appelé en VF Plume, est le fidèle compagnon de Yamcha. Sorte de souris, son nom vient lui aussi d’un thé chinois. Il est capable de se métamorphoser. Plutôt intelligent, c’est un personnage agréable.

Scénario :

    Son Gokû vit seul dans la forêt jusqu’au jour où il rencontre Bulma, une fille de la ville qui cherche à retrouver les 7 Dragon Ball pour invoquer Shenron et réaliser un de ses voeux. Après quelques péripétie, Son Gokû accepte de lui prêter son Dragon Ball le moment venu à la seul et unique condition qu’il l’accompagne. Bulma accepte et découvre très vite que si Son Gokû est très fort, il ne connaît pas grand chose de la vie des gens normaux, ce qui entraînera quelques situations gênantes… 

    Au cours de leur voyage, Son Gokû et Bulma font la connaissance d’une tortue qui les mène à Muten Roshi. Le vieux maître décide d’offrire Kinto-Un en récompense à Son Gokû. C’est ainsi que notre héro entre en possession de son légendaire nuage !

    Nos héros traversent ensuite un village terrorisé par un monstre terrifiant. Son Gokû parviendra-t-il à sauver les villageois et à récupérer le Dragon Ball ?

    Forcé de traverser un désert, notre petit groupe se retrouve face à face avec un dangereux bandit : Yamcha. Ce-dernier réussira-t-il à voler les Dragon Ball ?

    Ce tome est surprenant. Alors que l’anime souffrait d’un rythme particulièrement lent, ce premier tome est drôle et accroche le lecteur du début à la fin. S’il n’est pas forcément d’une profondeur à toute épreuve (loin de là), c’est un excellent comic-manga qui propose un savoureux mélange entre des blagues (parfois salaces, bien à la japonaise) et une histoire d’aventure. Akira Toriyama embellit son histoire chapitre après chapitre au fur et à mesure de son inspiration, ce qui rend chaque planche toujours plus imprévisible. C’est ainsi qu’on se retrouve avec cette faim si particulière aux meilleurs titres shonen : l’envie irrépressible de découvrir la suite.

    Vous l’aurez compris, Dragon Ball mérite son succès en tant que manga comic. Et encore, nous ne sommes qu’au premier tome.

    Petit point supplémentaire : la traduction retranscrit un bon nombre des blagues japonaise et les expliques plutôt que d’essayer de trouver des équivalents français. C’est du très bon travail.

Graphisme :

    L’évolution du dessin de ce tome est très intéressante. Le début propose une écriture lourde et des trames de fond d’inspiration chinoise. On sent particulièrement l’influence des années 70 et début 80 et ceux malgré la touche Toriyama déjà très présente dans le design de ses personnages. Au fur et à mesure des chapitres, le dessin se simplifie, s’épure et se base de plus en plus sur l’action. Le design des personnages est également plus franc et quelques scènes de ecchi viennent embellir le tout. Bref, on s’approche de ce qui deviendra le style classique des shonen modernes.

    Les illustrations du maître Toriyama sont vraiment superbes et ont une atmosphère particulière.

Point noir :

    Dans la dernière réédition de Glénat (j’ignore si c’est le cas sur les éditions collectors), toutes les onomatopées sont traduites en français.

Conclusion :

    Dragon Ball mérite sa place dans le panthéon du manga, du shonen, de la pop-culture et de la culture Japonaise. C’est un monument qui a révolutionné son propre genre et marqué plusieurs générations. C’est une œuvre qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie.

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