Kenshin le vagabond

Kenshin-le-Vagabond-Perfect-Edition-1

Article sur le tome 1

Aujourd’hui, on va parler d’un des plus grands classiques du shonen : Kenshin le Vagabon (Rurouni Kenshin en japonais).

La petite histoire :

Rurouni Kenshin est écrit par le mangaka Nobuhiro Natsuki (qui travail en ce moment sur le manga Embalming : une autre histoire de Frankenstein). Ce manga a commencé en 1994 et c’est terminé en 1999. Le plus incroyable dans cette série, outre sa qualité pour l’époque, c’est sans aucun doute la composition du staff. En effet, parmi les assistant de Nobuhiro, on peut trouver le futur mangaka Eiichirō Oda (auteur de One Piece qui commencera en 1997) ainsi qu’une ribambelle de mangaka actuel qui font parti du Panthéon dans le domaine du manga.

L’animé commencera en 1996 et se terminera mi-1998 après 95 épisodes. Il compte à son actif un film d’animation sorti en 1997 et deux OAV sortie en 1999 et en 2001.

En 2012-2013, Nobuhiro à dessiné une suite : Rurouni Kenshin: Tokuhitsu-ban, qui a durée 2 tomes. Le plus étonnant dans cette longue série de réussite, c’est sans aucun doute les films “LIVE” de Kenshin qui ont un succès quasi sans précédent au Japon (même s’ils sont plutôt inconnu en france).

Scénario :

    Nous sommes en 1878 à Tokyo (qui vient juste d’être rebaptisé ainsi, car elle s’appelait jusque là Edo) . Pour vous situer, la révolution Meiji vient de se terminer et le Japon est en restructuration total. Le pays est en marche vers une ultra modernisation qui l’a mené à son avance actuel. Le japon qui était jusque là une “monarchie” féodale a 200 ans à rattraper sur le reste du monde. C’est dans ce contexte que nous faisons la connaissance de Battosaï Himura, l’assassin le plus légendaire de la révolution, sans qui rien n’aurait été possible. Il est devenu vagabond et aide les gens au cours de ses voyages.

C’est alors qu’il tombe sur la jeune Kaoru qui tente au début de l’arrêter, car il porte un sabre à sa ceinture (ce qui est illégale depuis la mise en place du gouvernement Meiji). Après quelques péripéties (je vous laisse le plaisir de les découvrir), Kenshin (Battosaï n’est que son nom de patriote) décide de s’installer provisoirement au dojo de kendo Kamiya afin d’aider Kaoru. C’est ainsi qu’il fera la connaissance d’une ribambelle de personnages aux caractères bien trempés... Parmi eux, nous retrouvons un décendant de samurai et un combattant prêt à tout pour vaincre en duel d'homme le plus fort des patriote. Kenshin s'en sortira-t-il ?

Au niveau scénario, ce manga est vraiment extrèmement bon. D'un côté, les parties "calmes" de l'histoires suivent un scénario de shojo basé sur la romance sourde entre Kenshin et Kaoru. De l'autre, la partie action est plus qu'assuré avec un déroulement logique et très bien construit. Le rythme rend toute l'histoire très agréable dans les deux cas.

Personnage :

    C’est un des éléments les plus intéressant de ce manga. Tous les personnages sont d’une remarquable complexité aussi bien dans leurs vécus que dans leur caractère. On remarque une évolution certaine en rapport avec le scénario qui ne fait que rendre l’histoire plus palpitante ! Mais parlons des personnages principaux en commençant par le héro de l’histoire.

    Comme dit précédemment, Kenshin Himura, 28 ans, était surnommé Battosaï l’assassin au cours de la révolution Meiji. Il est connu comme le plus fort et sanguinaire des assassins d’Edo (devenu entre temps Tokyo), mais disparait de la circulation dès la fin de la guerre civile. Depuis cet époque, il vagabonde avec un sabre à lame inversée dans le but d’aider les gens. Il déteste les injustices et prône la paix et la non-violence tant que cela est possible. Il est le dernier utilisateur de l’école Hiten Mitsurugi basée sur la vitesse de ses mouvements, ce qui explique sa force au combat en opposition avec sa force physique.

    Kaoru Kamya est une jeune kendoka de 16/17 ans devenu capitaine du dojo de son père à la mort de celui-ci à la guerre civile. Elle a mauvais caractère, mais s’inquiète exagérément pour les autres, ce qui la rend naïve. Elle est amoureuse de Kenshin, mais peine beaucoup à exprimer ce qu’elle ressent (ce qui ne l'empêche pas d’être jalouse).  

    Yahiko Myojin est une jeune garçon qui a perdu ses parents. Il puise beaucoup de fierté dans l'état de samurai de son père. Il est colérique, impulsif et assez stupide, mais voit bien souvent les choses d’une façon plus juste que Kaoru, dont il est devenu le dernier élève. Il a un immense respect pour Kenshin, ce qui le pousse à travailler dur pour devenir plus fort.

    Sanosuke Sagara est un des personnages les plus intéressant de la série. Orphelin, il a été recueilli par le Sekihotai, une force armée à l’avant garde de l’armée de la révolution qui fut trahi et dont le chef, le mentor de Sanosuke, fut décapité. Depuis ce moment, Sanosuke s’est entraîné avant de vendre sa force pour différent “travaux”. Il est assez jeune (environ 19 ans), mais possède déjà une force physique titanesque, ainsi qu’une résistance incroyable. Il aime se battre contre des adversaires toujours plus fort et ne se prend pas la tête avec de multiples principes, ce qui ne l'empêche pas d’être toujours là pour aider ses amis. Il est plutôt charismatique et se fait facilement des amis, ce qui le met souvent en contact avec des affaires louches. Il a un design particulier qui le force à porter le signe du mal dans son dos.

Voilà ! Il y a évidement d'autres personnages dans la série, mais nous en reparlerons pour le prochain tome. En tous cas, tout nos personnages sont très profond et très attachant. Même les figurants ont leurs petites histoires, ce qui rend cette histoire particulièrement intéressante.

Graphisme :

    On rentre dans le vif du sujet ! Pour précision, je possède la réédition de 2009 par Glénat. Et je dois dire que je suis toujours ébahi devant un tel niveau de beauté. Tout en soigné, aussi bien la couverture à rabat que les bonus dévoilant des croquis de l’histoire. Le début est colorié est pour une fois très réussi ! Il n’y aucune erreur d’impression, les planches d’intersections en couleurs sont magnifique et les choix sont fait avec intelligence.

Pour ce qui est du manga en lui-même, je suis plutôt étonné. Alors que les grands standards qui sortiront quelques années plus tard (comme One Piece, Hunter X Hunter et j’en passe) ont un niveau de dessin assez faible, ce manga possède une fluidité, un design et une qualité sans concurrence. Dès le départ, tout est bien définie, les scènes sont mûrement réfléchies ce qui donne une fluidité au dessin. Graphiquement, il est largement à la hauteur de nos manga moderne et dépasse la majorité des œuvres.

Il joue habilement avec le typage, puisqu'il n'hésite pas à intégrer des personnages aux design tiré de shojo mêlé d'autres personnage beaucoup plus brute de décoffrage à la shonen. Pourtant, tout est fait de façon si intéressante que ça ne choque pas, loin de là. Bref, graphiquement c'est un sans-faute !

Points noirs :

    On pourrait être un petit peu pointilleux et parler d’un amour interdit (par la lois), puisque Kaoru ayant 16 ans et Kenshin 28. Non seulement ils ont 12 ans de différence, mais c’est plus ou moins de la pédophilie (tout de fois, on est très loin des propositions de Tortue Géniale à Bulma dans Dragon Ball) même s'il ne se passe rien entre eux pour le moment. Mais pour aborder les points qui posent réellement problème, je pense que ce manga s’adresse surtout à un public de véritable Otaku, à même de saisir l’attrait historique et martial de l’œuvre. En effet, si Kenshin est au japon un succès, il reste en France assez timide et assez peu connu des dernières générations.

Conclusion :

    J’aime beaucoup ce manga dont je ne peux que chanter les louanges. Il fait clairement partie des meilleurs shonen de l’histoire et il est sans conteste dans le top 10 des manga historique. Je le conseil aux fans de l’histoire du japon et aux fans d’art martiaux.

Kenshin-le-Vagabond-Perfect-Edition-2

Article sur le tome 2

Aujourd’hui on s’attaque au deuxième tome de Kenshin le Vagabond !

 

La petite histoire :

    Ce manga est sorti pour la première fois en France en 1998. Évidemment, la production était d’époque et le visuel aussi. Tout du moins jusqu’en 2009 où Glénat se lance dans la réédition de la série avec une Perfect Edition vraiment exceptionnel. Certes le prix est un peu plus onéreux, mais nous passons d’un bon manga à un manga exceptionnel grâce à cette édition.

Personnage :

    Dans ce tome, nous découvrons de nouveaux personnages pour le moins intéressant.

    Chapeau noir est un assassin professionnel qui occupait le même titre que Kenshin pendant la révolution Meiji. Il faisait à l’origine parti du Shinsengumi, mais à choisi de déserter après avoir tué quelques uns de ses frères d’armes. Son but ultime, c’est tout simplement d’affronter les meilleurs adversaires possibles. Il est prêt à utiliser tous les stratagèmes pour ça, même les plus lâches. C’est le dernier descendant de l’école Nikaïdo Heiho, où il a apprit une technique permettant d'envoûter ses adversaires pour les vaincres sans difficultés.

    Megumi Takani est médecin. Tout du moins elle a les qualifications, mais son travail est tout autre. C’est une jeune femme tiraillé entre son honneur de femme médecin bafoué et l’espoire de retrouver sa famille. Elle a un caractère encore plus fort que celui de Kaoru, même si elle est moins violente, tout du moins physiquement. Elle est très vite attiré par Kenshin. Elle a souvent une apparence très froide et très dure, mais ses sentiments sont tout autres et percent l’image de temps à autres.

    Beshimi est un ninja faisant parti de l’Oniwabanshu. C’est un personnage plutôt sournois qui préfère les combats à distance. Il a beau être un sérieux admirateur de son chef : l’Okashira, il n’est pas très apprécié par ses camarades.

    Voilà ! Nous découvrons un nouveau personnage, qui deviendra plutôt important par la suite. Nos personnages principaux découvert dans le tome précédent évolue doucement, mais surement, toujours ancré dans la profondeur qui les définit. Dans tous les cas, c’est toujours de l'excellent travail que nous offre ici Nobuhiro Watsuki.

Scénario :

    Lorsque nous avons quitté le tome 1, Kenshin avait vaincu Sanosuke avant que celui-ci ne décide de rester avec lui pour l’observer. C’est ainsi que nous retrouvons nos héros, tous amis et squatter chez Kaoru, au dojo Kamya.

    Nous reprenons notre histoire en découvrant une histoire d’assassin qui serait inarrêtable, peu importe le nombre de garde ou de policier. C’est ainsi que l’un des commissaires de Tokyo décide de demander de l’aide à Kenshin, se rendant bien compte que les tentatives de la police sont inutiles. Notre kendoka identifie immédiatement à qui il a faire et décide d’intervenir. Mais le combat pourrait être bien plus dangereux que prévu…

    Après cet épisode, Sanosuke et Kenshin décident d’aller jouer au dés avec des amis de ce premier. Mais alors qu’ils s'amusent tranquillement (surtout Sano en faites), Megumi arrive dans la pièce et leurs demande de la protéger. Mais celle-ci semble trempé dans une histoire très louche. Elle est de surcroît surveillé par un ordre ninja extrêmement puissant. Nos héros parviendront-ils à sauver la belle Megumi ?

    Réaliste et historique, ce scénario est toujours aussi bon. Il est empli de petite subtilité qui le rende complexe malgré le fait qu’il reste extrêmement clair et défini. Il parvient même à additionner la parti drôle permettant aux sentiments de ressortir sans pour autant dé-sacraliser la partie dramatique de l’histoire. C’est vraiment un très bon scénario, surtout pour un shonen.

Graphisme :

    Premier très bon point, la réédition est vraiment formidable et offre une qualité vraiment exceptionnelle, que ce soit pour le manga ou le dessin en lui-même.

    J’aimerais parler d’un détail intéressant : le style graphique. Ce manga à beau être un shonen, il utilise plusieurs codes graphiques appartenant au registre shojo de façon à faire ressortir au mieux les sentiments des personnages. Il fait évoluer ces codes pour basculer dans le pure shonen lors des scènes d’actions, mais veille toujours à faire ça progressivement. C’est vraiment de la mécanique de précision.

    Bref, c’est toujours graphiquement très bon. Je donnerais encore d’autres points dans mon articles sur le tome 3 de cette série.

Point noir :

    Un nouveau point sur lequel j’aimerais revenir. J’ignore si dans la première édition Nobuhiro Watsuki laissait beaucoup de message, mais dans son manga Embalming : une autre histoire de Frankenstein, il laisse énormément de message personnel. Et c’est ce qui manque à mon sens à cette réédition.

Conclusion :

    C’est vraiment un manga exceptionnel. Je prend toujours énormément de plaisir à lire cette série et je la conseil à tous les fans de manga historique et de shonen.

Kenshin-le-Vagabond-Perfect-Edition-3

Article tome 3

On parle aujourd’hui de la suite d’un immense shonen : Kenshin le Vagabond !

 

Personnage :

    Hyottoko est un géant qui fait partie de l’Oniwabanshu. Il fait souvent équipe avec Beshimi, malgré le fait qu’il ne soit pas très populaire. Très puissant, il possède des capacités physiques étonnantes, mais un esprit très simple.

    Hannya est un des meilleurs ninja de l’Oniwabanshu. Très mystérieux, il a optimisé sa vie jusqu’à modifier son propre corps pour offrir le meilleur service possible à celui qui lui a tout appris : l’Okashira. Il a un très grand sens de l’honneur et fera tout pour son chef. Malgré son apparence repoussante, c’est un personnage que j’aime beaucoup.

    Shikijô est un combattant qui a développé ses muscles grâce à la médecine. C’est un ninja de l’Oniwabanshu qui base toute sa puissance sur sa volonté. Il est très robuste et lui aussi très porté sur l’honneur.

    Aoshi Shinomori est l’Okashira de l’Oniwabanshu. Faisant partie de l’élite des ninjas depuis son enfance, c’est un combattant surpuissant, un très bon chef et un très bon tacticien. Il a beaucoup de charisme et reste tout de fois un personnage très attachant. C’est un de mes personnages préférés de toute la série !

    Kanryu Takeda est un marchand spécialisé dans le trafic d’opium, raison pour laquelle il a besoin de Megumi Takani. C’est un personnage particulièrement fourbe et lâche qui n’hésite pas à utiliser les pires bassesses pour atteindre ses objectifs.

Scénario :

    Dans le tome précédent : Alors que Megumi s’est réfugiée au dojo Kamiya, celui-ci est attaqué par Beshimi et Hyottoko, aussitôt repoussé par Kenshin et Sanosuke. Mais le répit est de courte durée, car Hannya débarque et sème la panique dans le dojo. Il finit tout de fois par s’en aller, sans reprendre Megumi. Travaillée par la mise en danger de ceux qui l’ont recueilli, elle décide de retourner d’elle-même chez celui qui est à l’origine de ces attaques : Kanryu Takeda. Mais quand Kenshin, Sano et Yahiko s’en rendent compte, ils décident d’attaquer directement la propriété de Kanryu… Qui les attend donc là-bas ?

    Nos trois héros entrent sans problème dans la propriété du trafiquant, balayant de leur force les quelques gardes. C’est alors que Kanryu se montre. Kenshin, particulièrement énervée, décide de lui laisser 1 heure pour lui rendre Megumi. Le temps passe et nos trois héros finissent par entrer dans la demeure. Réussiront-ils à atteindre Kanryu et à sauver Megumi malgré l’Oniwabanshu ?

    Le scénario de ce troisième tome est bien moins narratif que les deux premiers. Pourtant, il n’en est pas moins très complet, aussi bien sur le kendo que sur l’histoire du Japon et de la révolution Meiji. Cette partie du scénario construit dans une danse subtile des personnages touchants et profonds, le tout sous un fond de combat, de drame et même d’humour.

Graphisme :

    Ce tome est centré sur les combats. C’est alors qu’on voit la virtuosité de Nobuhiro Watsuki. Tout est clair, net, précis, rendant l’action vivante et puissante. Notre mangaka profite même de ce tome pour aborder la partie « dark » de Kenshin, rendant notre vagabond bishonen incroyablement badasse. C’est vraiment un travail formidable qui mène cette œuvre au sommet de la sphère shonen, aussi bien de l’époque qu’actuel.

    Je ne parle même pas des trames de fonds, très détaillées et absolument magnifique. Les quelques illustrations couleurs sont également à soulever, ainsi que le design puissants de nos nouveaux personnages, à la fois très japonais et très contemporain.

Point noir :

    Le point reste encore et toujours le même, à mon grand désarroi…

Conclusion :

    Kenshin le Vagabond trouve dans son tome 3 la force de combat qu’il lui fallait pour établir des bases solides d’un grand standard shonen. Je conseille ce tome à tous, il fait, sans aucun doute, parti des meilleurs du manga shonen et historique.

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Date de dernière mise à jour : 17/12/2018