Goblin Slayer

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Article tome 1

On parle aujourd’hui du manga qu’on surnomme déjà le “nouveau Berserk”. Goblin Slayer : futur hégémonie du seinen ou intox axée vente ?

 

La petite histoire :

    C’est à l’origine un light novel écrit par Kumo Kagyu et illustré par Noboru Kannatsuki depuis 2016. Il y a aujourd’hui 10 volumes et la série est publiée par Kurokawa.

    Le manga dont on parle aujourd’hui est dessiné par Kôsuke Kurose depuis Mai 2016. Il y a à ce jour 6 tomes publiés chez Kurokawa.

    Un second manga est en cours depuis 2017 : Goblin Slayer : Year One, scénarisé par Kumo Kagyu et dessiné par Kento Eida. Il y a actuellement 3 tomes et la série est publiée par Kurokawa.

    Un an plus tard, c’est au tour du Light Novel Goblin Slayer : Year One de sortir au Japon. Il y a actuellement 2 volumes illustrés par Shingo Adachi.

    Sorti entre 2018 et 2019, le one shot manga Goblin Slayer : Brand New Day par Masahiro Ikeno.

    Commencé en septembre 2018, Goblin Slayer Gaiden 2: Tsubanari no Daikatana attend toujours la sortie de son premier tome.

    Un one shot de cette série est sorti en manga au japon, dessiné par Takashi Minakuchi.

    L’anime Goblin Slayer est sortie entre Octobre et Décembre 2018 et compte 12 épisodes licenciés par Wakanim et @Anime.

    Un OAV est prévu pour 2020.

Personnage :

    Le Crève-Goblins est le protagoniste de cette histoire. Aventurier de rang argent, il ne s’intéresse qu’aux goblins, qu’il massacre sauvagement de toutes ses forces. Il met toutes ses connaissances, toute sa puissance et toute ses ressources au service du massacre des goblins. Il ne quitte jamais son armure et ne parle pas beaucoup. Tout de fois, il n’a rien contre la présence des autres aventuriers.

    La prêtresse est une jeune femme élevée à l’abri dans un temple. Elle décide de devenir aventurière pour aider les autres grâce à sa magie de soin. Gentille, naïve et parfois un peu simplette, elle n’a pas une grande confiance en elle et ne réfléchit pas forcément à ce qui se passe autour d’elle.

Scénario :

    Une prêtresse tout juste devenue aventurière est invité dans un jeune groupe de novice pour chasser un monstre faible : le goblin. L’expédition est organisé à la va-vite et l’exploration se passe sans encombre. Tout du moins jusqu’à ce que le groupe soit pris à revers par une troupe de Goblin, qui parviennent à mettre en péril la mage de l’équipe. Les novices parviennent tant bien que mal à garder le contrôle de la situation, tout du moins jusqu’à ce que le bretteur de l’équipe se fasse réduire en charpie à cause de la taille de son épée. L’artiste martial fait de son mieux pour protéger la prêtresse et la mage, mais tombe nez à nez avec un adversaire plus puissant qu’elle. Vaincu, elle se fait submerger par l’ennemi avant d’être violée par les créatures. Notre prêtresse fait ce qu’elle peut, mais elle ne parvient ni à protéger la mage, ni à la soigner. Alors qu’elle est sur le point d’y passer, Goblin Slayer fait son apparition et massacre tous les goblins un à un. Combien y aura-t-il de survivant, chez les aventuriers comme chez les gobelins ?

    Ce scénario présente de façon cru et réaliste quelques scènes banales d’”Isekai Gaming”. C’est un aspect très intéressant. De plus, il présente quelques particularités dérivées directement du novel, comme le fait que les personnages ne possèdent pas de nom.

Graphisme :

    Le niveau graphique est bon en général. Le design des personnages est intéressant et les scènes de combat plutôt bien réalisées, même si elles gardent un énorme côté shonen. Les trames de fonds sont quasiment inexistantes. Les scènes gores et sexuelles sont misent en avant et d’assez bonne qualité, même si on est loin d’un chef d’œuvre.

    Les pages couleurs du début sont très belles.

Point noir :

    Le scénario est très linéaire, tout du moins dans ce premier tome. On ne sent pas particulièrement d’amélioration possible chez le Crève-gobelin et la relance à la fin du tome est ratée… Il n’y a pas vraiment de profondeur ou d’ambiance particulière. Le rythme est assez lent malgré les longs chapitres.

    Si ce n’est pas moche graphiquement, on sent clairement la volonté de mettre en avant les scènes gores ou sexuelles, notamment celles de violes, dans le seul but de vendre…

Succès et polémique :

    Ce titre est décrit sur le net comme le “nouveau Berserk”. Désolé de le dire, mais ce premier tome est très très très loin d’approcher une des hautes pointures du seinen, que ce soit Berserk de Kentaro Miyura, Sun-Ken Rock de Boichi ou encore Enfer et Paradis de Oh!Great.

    Ce tome c’est vendu en plusieurs étapes avec d’abord une vague de succès grâce à sa violence et à la scène de viole (qui n’était d’ailleurs pas déclarée clairement dans le novel). Si ce manga a plus à certains fans de seinen, son succès est née de sa popularisation. Et là réside tout le problème, puisque c’est de cette popularisation que sont nés deux polémiques. La première autour de la violence et du viol dans un manga très probablement donné à des jeunes ados, la seconde autour du meurtre de sang froid d’enfant goblin par le protagoniste.

    Concernant la première polémique, on ne le répètera jamais assez : lisez les œuvres que vous offrez à vos enfants / petits enfants ! Les limites d’âge ne sont pas non plus là pour décorer ! Enfin, je clôturerais mon analyse de cette polémique en remarquant que dernièrement, il suffit de dire qu’il y a une scène de viole dans une œuvre pour qu’elle commence à se vendre… Je dis ça, je dis rien.

    Deuxième polémique : une preuve de plus qu’un trop grand nombre d’amateur dans le genre seinen en sont venus à lire cette œuvre. Personne n’aurait l’idée de reprocher à Kentaro Miyura les scènes gores de Berserk ! Un seinen possède une façon de procéder beaucoup plus cru que dans les shonen et cela n’épargne rien. Alors âme sensible s’abstenir merci. Une fois de plus, ne lisez pas une œuvre parce que tout le monde la lu, lisez ce qui vous correspond à vous !

Conclusion :

    Je suis très critique, mais Goblin Slayer tome 1 n’est pas un mauvais manga. Même si je n’accroche pas et qu’il n’est clairement pas à la hauteur de son succès, il reste une assez bonne sortie seinen, qui n’est pas sans originalité. Les tomes suivants diront si on peut véritablement trouver de la profondeur dans cette œuvre ou non. Pour une fois, je ne conseille, ni ne déconseille ce manga à personne. Que chacun juge par sois-même.

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