Berserk

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Article tome 1

Aujourd’hui on s’attaque à l’un des seinen les plus cultes : Berserk !

 

La petite histoire :

    Ce manga est dessiné par Kentaro Miura depuis 1989 et il est encore en cours aujourd’hui, 39 tomes plus tard. La série est publié par Glénat.

    Un premier anime de 24 épisodes est sorti en 1997-1998 et est licencié par Dybex. Le second anime sorti en 2016-2017 compte elle aussi 24 épisodes, mais n’est pas licencié à ma connaissance.

    Je voudrais parler un peu du rythme de production de Kentaro Miura. En effet, 39 tomes en 30 ans, c’est peu si on compare à Eiichiro Oda avec One Piece ou au première années de Yoshihiro Togashi avec Hunter X Hunter. Notre mangaka ne s’en cache même pas et il est même suivi année après années pour ça : il travail sur le moindre petit détail de chaque planches, tout du moins sur les derniers tomes. De ce faite, les derniers tomes sont espacés de plusieurs années quand un mangaka normal les espaces environ de 3 à 6 mois. A ce qu’on dit, l’attente des tomes de Berserk vaudrait le coup au niveau graphique.

Personnage :

    Ça va être rapide, il n’y a que deux personnage dans ce tome.

    Guts est un humain. Surnommé le guerrier noir, il porte une armure noire et une longue cape. Il a un bras en moins, qu’il a remplacé par une prothèse en acier qu’il peut customiser pour se battre. Il se bat généralement avec une épée surdimensionnée qui permet de tout détruire sur son passage. Il est assez froid, calme et silencieux. Il a une marque démoniaque dans le cou qui attire les démons et autres bestioles pas très sympathiques. Il ferme très souvent son œil droit, mais pas toujours. C’était aussi le cas dans l’anime, donc j’avoue que je me pose beaucoup de question là-dessus. Est-ce qu’il a perdu son œil ? Est-ce qu’il est aveugle de ce côté ? Est-ce que c’est un tic (hypothèse la plus probable à mon humble avis) ?

    Puck est un elfe. Loin de l’apparence des romans de fantasy, c’est un elfe dans le sens nordique du terme. Il tient donc beaucoup plus de la fée que de l’humanoïde. C’est un personnage vivant, sympathique et qui cherche la compagnie de quelqu’un qui le considérera comme un être normal, même s’il ne l’avoue pas clairement. Il a des capacités de guérison. Il n’a pas vraiment d’incidence sur l’histoire, mais apporte le seul et unique côté comique de ce manga.

    Peu de personnage dans ce tome, mais énormément de profondeur. Les figurants sont très réalistes et possèdent une véritable âme. C’est franchement un superbe travail.

Scénario :

    Nous sommes dans un univers de Dark Fantasy très proche du moyen âge en Europe. Nous sommes partagés entre château fort, chevalier, ambiance de l’époque et des démons, des elfes et des créatures maudites. C’est quelque chose que je trouve vraiment très intéressant. Au final, notre mangaka a pensé à remettre la Dark Fantasy dans l’univers où elle est née, ce qui donne un rendu vraiment exceptionnel.

    Dans une taverne, des hommes jouent aux “fléchettes” avec un elfe accroché au mur. Guts, qui passait par là, intervient et tue presque tout le monde. Il épargne un des soldats et lui demande de dire à son maître que “le guerrier noir est arrivé”. On comprend très peu de temps plus tard que la situation est plus compliqué que prévu. En effet, le chef du village arrête Guts et le fait torturer en attendant de le livrer à son seigneur, à qui appartenait les hommes que notre héros a tué. On apprend alors que le chef du village, pour acheter la protection des siens, envoie régulièrement des enfants et des femmes à son seigneur. Il ne faut pas très longtemps à ce fameux seigneur pour comprendre ce qu’il se passe. Il débarque dans le village et commence à tout détruire, brûlant les maisons et massacrant les paysans les uns après les autres. Guts intervient alors et décide de combattre le monstrueux tyran. Qui est vraiment ce seigneur maléfique ? Guts réussira-t-il à en venir à bout ? Quelle est donc la raison de la vie cauchemardesque du guerrier noir ?

    Au niveau du scénario, c’est vraiment très bon. Il y a beaucoup de mystères, que ce soit autour de Guts ou des autres. Notre héros est balloté dans un monde cruel et au final assez réaliste d’une redoutable complexité.

    Avantage vraiment très intéressant : vous pouvez regarder l’anime avant sans aucun problème ! Les premiers chapitres du manga correspondent aux premiers épisodes de l’anime, puis l’anime plonge dans le passé alors que le manga continue dans le présent. C’est vraiment très intelligent comme conception.

Graphisme :

    Je vais dors et déjà vous révéler la première scène de ce manga : Guts pénètre un démon avant de lui faire éclater la tête avec comme première réplique : “Tel est niqué qui croyait niquer !”. Le ton est donné. Bref, pour lire ce manga, vous devez abandonner toute notion de morale et de pureté. Ce manga se base sur l’abomination humaine et va graphiquement très loin.

    Pour revenir à des thermes un peu plus classique, le design de notre personnage est vraiment bien pensé. Il y a un certain côté conception avec la prothèse qui est très intéressant, de nombreuses questions et une aura vraiment particulière. Les trames de fond sont vraiment très précise et d’une qualité épatante. Le niveau graphique général est très élevé.

    Le plus étonnant dans ce manga, c’est que malgré les mauvaises blagues de Puck, il y a une aura particulière. Une aura noire. Du début à la fin, on sent un véritable côté malsain très particulier qui fait de cette œuvre un manga à part.

Point noir :

    Loin d’être drôle, allant graphiquement très loin et ce dès le début, ce manga à un public vraiment très limité. C’est sans aucun doute pourquoi il n’a jamais été très populaire par rapport à d’autres œuvres comme JoJo's Bizarre Adventure ou Golgo 13.

    J’insiste encore une fois, mais c’est vraiment fondamentale. Si vous êtes sensibles, ne serais-ce qu’un tout petit peu, ne lisez pas ce manga. Kentaro Miura ne se refuse rien et pousse le gore vraiment très loin. Je déconseille aussi cette œuvre à tout ceux qui ont des tendances un peu dépressives.

    A mon grand désespoir, l’auteur de laisse pas beaucoup de messages personnels...

    Dernier petit point noir : les planches “à texture” (vous m’excuserez, j’ai oublié le terme exacte) sont d’une telle précision que l'imprimante à souvent du mal à suivre. C’est vraiment dommage.

Conclusion :

    J’ai vraiment adoré ce Seinen. Quand on lit ce manga, on comprend pourquoi Berserk fait aujourd’hui parti des œuvres cultes. Je le conseil aux fans de Seinen les plus aguerries.

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