Summer Wars

summerwars01

Article

Aujourd’hui on s’attaque à un film pas très connu : Summer Wars !

 

La petite histoire :

    Ce film d’animation est sorti le 1er Août 2009 au Japon et est licencié par Kaze. Il dure 114 minutes, est réalisé par Mamoru Hosoda et scénarisé par Satoko Okudera.

    Mais parlons un petit peu de notre réalisateur Mamoru Hosoda. C’est un réalisateur plutôt connu dans le milieu, puisqu’il s’est notamment occupé des films Digimon (1999-2000), d’un des films One Piece (2005), de La Traversée du Temps (2006), Le garçon et la bête (2015) et tout récemment Miraï, Ma Petite Soeur (2018). Il a également travaillé en tant qu’animateur clé dans beaucoup d’animés tels que Dragon Ball, Dragon Ball Z, Slam Dunk, YuYu Hakusho, Sailor Moon, mais il a aussi travaillé en tant que storyboardiste et directeur d’épisode… Bref, c’est un géant de l’animation.

Il y a eu en tout 5 tomes d'adaptation en manga entre 2009 et 2010 et toutes sont publiés chez Kaze.

Personnage :

    Il y a à mon sens plusieurs personnages principaux, mais ce ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

    Kenji Koiso est, quoi qu’on en dise, l’un des héros de cette histoire. C’est un jeune lycéen pas très sûr de lui avec les autres qui possède des capacités mathématiques incroyable. Il travail sur la maintenance d’Oz, mais n’est pas en lui même un très grand utilisateur.

    Natsuki Shinohara est une des meilleures amies de Kenji. C’est une fille pleine de vie et très maligne, qui sait ce qu’elle veut et comment l’obtenir. J’aime bien ce personnage, personnellement.

    Ikezawa Kazuma est le cousin de Natsuki Il n’est pas très à l’aise quand il y a trop de monde. C’est un fan de combat qui ne cherche que la victoire. Il est pourtant bien plus sympathique et serviable qu’il en à l’air, sans tout de fois plonger dans le tsundere. C’est une fois de plus un personnage très intéressant. Il se cache souvent derrière son avatar King Kazma.

Sakae Jinnouchi est la doyenne du clan Jinnouchi. C’est une vieille femme très respectée. Malgré son âge, elle sait prendre les choses en main quand le besoin est là. Elle est très intelligente et sait jouer de ses relations et de son autorité naturel pour que les choses filent droit. On retrouve beaucoup de ses traits chez Natsuki. Encore un personnage que j’aime bien...

    Takashi Sakuma est le meilleur ami de Kenji et Natsuki. C’est un geek qui passe ses journées et ses nuits devant son ordi. On ne sait pas grand chose sur lui, mais il est indispensable dans l’histoire. Il est très intelligent et cerne très vite les évènements de façon à trouver la meilleure façon d’agir.

    Wabisuke Jinnouchi est un paria du clan Jinnouchi. Parti 10 ans plus tôt aux états unis, il est à l’origine d’une intelligence artificiel nommé “Love Machine”. Il est très proche de Natsuki, mais entretient des relations très tendu avec le reste de sa famille. Il a été adopté par Sakae, mais leur relation semble des plus compliqués, malgré le faite que les deux semblent heureux de se revoir.

    Il y a beaucoup de personnage dans ce film. Nous sommes en présence d’un clan (pas de yakuza, je précise), donc il y a beaucoup de personnages, certains avec une importance déclaré, d’autres juste en tant que figurant. Mais même si tous nos personnages ne sont pas très profond, ils ont tous, personnages principaux comme figurants, un état d’esprit et une personnalité propre.

Scénario :

    Les vacances d’été approchent. Alors que Kenji et Takashi travaillent tranquillement, Natsuki les interromps et propose d'amener l’un d’eux en vacance à la campagne. Au terme d’un shi-fu-mi, c’est Kenji qui l’emporte et qui se retrouve donc dans la demeure ancestrale du clan Jinnouchi, un clan d’ancien samurai dont les origines remontent à l'ère Tokugawa. Si aujourd’hui le clan a perdu de sa fortune, il n’a perdu ni ses contacts, ni sa fierté. En pleine campagne de Nagano, Kenji apprend qu’il va devoir jouer le petit ami de Natsuki pendant 4 jours, lui qui n’a jamais eu de copine. Un grand classique, me direz-vous ? Pas exactement. Pour le comprendre, je dois vous parler du monde d’Oz. Oz est un réseau ultra-connecté qui gère la totalité de la vie des japonais, des messages aux appels en passant par l’administration et la circulation. Il est présent et utilisé dans le monde entier. Tout se passe plus ou moins dans le meilleur des mondes sous la surveillance matriarcale de Sakae Jinnouchi, la chef de famille qui fête ses 90 ans. Mais pendant la nuit, Kenji reçoit un étrange mail codé. Pensant qu’il s’agit d’un problème maths, il travail comme un forcené pour craquer le code. Mais le lendemain, il découvre qu’il est recherché par la police, car son avatar aurait craqué la sécurité d’Oz. C’est alors que la panique commence. Heureusement Kazuma et Takashi viennent à sa rescousse et découvre que c’est en faite l’œuvre d’une intelligence artificielle nommé “Love Machine” et tout droit sorti du Pentagone. C’est alors que Wabisuke, son concepteur, débarque dans le clan qu’il a quitté 10 ans plus tôt. Tout se détraque. Le Japon est sans dessus-dessous. Kenji et King Kazma réussiront-ils à vaincre Love Machine, sensé être invincible ?

    Il y a beaucoup d’aspect intéressant dans ce scénario. Déjà, il y a un aspect qui me tient à cœur, c’est qu’en dehors de la vision de “monde parallèle”, Oz est présenté de façon réaliste avec un problème cryptographie totalement réel. Dans beaucoup d’œuvre, le facteur informatique est un peu sacralisé et présenté sous la forme de personne qui parle d’éléments tout droit sorti d’une formule magique. Ici, les problème de cryptographie sont réels et bien expliqué. Autre aspect intéressant, alors que certains personnages comprennent ce qui se passe, d’autres ne font qu’assister aux problèmes en faisant ce qu’ils peuvent, tandis que les derniers ne tentent même pas de s’y intéresser. Travaillant dans l’informatique, je dois dire que c’est exactement ce qu’il se passe. J’aime beaucoup cette dimension de l’animé très criante de vérité.

    Comme beaucoup d’œuvre de ce réalisateur, on trouve un message plus ou moins clair. Ici, c’est plus une mise en garde qui, même si on est loin de l’état dans lequel pouvait plonger Akira ou Project Itoh Harmony, demande une certaine réflexion. J’aime beaucoup ce scénario qui démarre au début sur une romance classique à la shojo, mais qui se mixe avec une intrigue mi-SF mi-anticipation.

Graphisme :

    Comme on peut s’y attendre, les graphismes sont bons du début à la fin. Le monde d’Oz est entièrement pensée en 3D et la façon dont il est pensé est en total décalage avec la façon plus traditionnel qui est utilisé pour le reste du film. Les combats qu’on y trouve sont de qualité et le niveau global est vraiment très bon, surtout pour l’époque (rappelons que ce film a bientôt 10 ans). Dernière remarque que je me dois de rapporter : si d’un point de vue réseau et monde d’Oz, nous sommes dans la Science Fiction, l’auteur à eu le génie de connecter ce monde SF avec des instruments actuels, tel que les consoles de type DS, les téléphones à clapets et les ordinateurs à l’ancienne. On évite ainsi le côté SF pour rester dans quelque chose de vraiment proche de nous.

    Le design des personnages en général est fait de façon réaliste. Dans une famille, personne n’est, ni identique, ni parfait. Et c’est ce qui ressort de cet animé et du clan Jinnouchi.

Point noir :

    Déjà, je ne suis pas persuadé que ce film parle à beaucoup de monde au moment où il est sorti… Si au Japon ce genre de question commençait à se poser, en France c’est encore aujourd’hui de la Science Fiction, même si on commence à s’en approcher.

    Ensuite, il n’a pas vraiment de point noir. Si vous aimez le style du réalisateur, il n’y a pas de raison pour que vous n’aimiez pas ce film.

Conclusion :

    J’ai beaucoup aimé ce film. Il est à la fois profond et détendu et parvient à garder cet équilibre jusqu’au bout. Je le conseil à tous les fans de shonen et shojo, mais que les autres n’hésitent pas à y jeter un œil aussi !

summerwars02

SUMMER WARS Bande Annonce Française

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 

Date de dernière mise à jour : 30/10/2018