Great Teacher Onizuka

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Article tome 1 & 2

Aujourd’hui on parle d’une véritable bête de la culture nipone : Great Teacher Onizuka, le manga de Tôru Fujisawa.

 

La petite histoire :

    GTO débarque en 1997, c’est à dire il y a 20 ans tout pile !

La série GTO a en faite commencé en 1991 avec la sortie des 31 tomes de Youg GTO. Alors que Fujisawa avait toujours cherché sa poule au oeufs d’or, il l’a enfin trouvé. Après 6 ans de Youg GTO, il attaque le One Shot : Bad Company. Mais le véritable succès n'apparaîtra qu’en 97 avec la sortie de GTO.

De là sortira d’abords un drama en 1998, puis un film en 1999.

Fujisawa terminera GTO en 21 tomes, sur lesquels il travaillera 5 ans. Il ne reprendra sa série que 7 ans plus tard en 2009, avec GTO : shonan 14 days ! Il n’effectuera ensuite que de petits projets jusqu’en 2012 où il sort le tome GTR : Great Transport Ryuji, suivit en 2013 par GTO Paradise Lost, toujours en cours. L’auteur fait depuis un paquet de petits projets tout en continuant sa série principale : GTO.

Personnage :

    Il y a dans ce manga 3 personnages principaux : Eikichi Onizuka, Ryuji Danma et Azusa Fuyutsuki.

onizuka

Vous l’aurez compris, le personnage principale est Onizuka. Pour faire simple, Eikichi est l’ancien leader d’un des plus grand gang du pays. Il a un rêve : devenir professeur ! Mais il a un QI inférieur à celui de ces élèves, un casier judiciaire et un caractère bien trempé. Il a obtenu le diplôme par miracle (en trichant), et se retrouve à chercher du travail.

ryuji

Ryuji est le meilleur ami d’Onizuka. Ils se connaissent depuis des années. Ryuji était le bras droit d’Eikichi pendant ses années Gang, mais il est depuis devenu mécanicien et possède même une boutique de vente de moto. C’est lui qui permet à Onizuka de tenir le coup dans les difficultées (et accessoirement qui le ramène chez lui quand il est bourée).

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Enfin, Azusa Fuyutsuki est une des collègue Professeur d’Eikichi. Elle est secrètement amoureuse de lui, mais elle n'ose pas imposer sa façon de penser. C’est une des seules à le défendre face aux assauts des autres professeurs et notamment du vice-principale.

Scénario :

    Eikichi Onizuka, un jeune “diplômé” d’une fac minable cherche du travail en tant que prof. Il trouve un stage en tant que prof dans un lycée, mais la classe qu’on lui confit est très loin d’être un modèle de calme et de travail. Il donnera une bonne leçon à certain d’entre et règlera le problème. (Oui, je passe vite sur cet arc) Viens ensuite, après quelques péripéties, le vif du sujet du manga : son emploi dans le collège Kissho (ou Seirin dans l’animé).

Alors qu’Onizuka passe un entretient d’embauche au cour du quel il se fait magistralement jeter dehors, le sous-directeur est attaqué par des élèves qu’il a viré quelques jours plus tôt. Eikichi, encouragé par celui-ci règlera le problème par une leçon d’éducation. Il utilisera pour cela un parquet, un german suplex et un sous-directeur. L’effet est efficace, puisqu’une course poursuite entre un poid lourd et la police plus tard, Onizuka est enfin embauché !

Mais la classe qu’on lui confie le déteste avant même son arrivé et fera tout pour le faire démissionner ou renvoyer.

Graphisme :

    J’ai lu un certain nombre de manga, mais de tous, s’il y en a un qui est long, c’est bien celui-ci ! Il n’a pas plus de page que les autres, mais le contenu est tellement dense qu’il en devient très long à lire. Le dessin est généralement agréable et amusant, alliant la patte particulière de Fujisawa avec le style des années 90. Il y a énormément de détails drôles ou non. L’auteur ne se refuse rien, allant jusqu’à ridiculiser son propre héros, prouvant ainsi que le ridicule ne tue pas !

Points noirs :

    Si je devais en citer, je serais forcé de dire que cette écriture un peu “fouilli” et “90’s” n’est pas accessible à tout le monde. D’autant que pour une histoire se passant dans le monde réel, on imagine bien que beaucoup crieraient au scandale. En bref, son point faible, c’est le manque de public, car il n'attire pas les plus jeunes générations, habituées aux shonens plus fictifs.

Conclusion :

    Je parlerais encore de GTO à de nombreuses occasion, car le sujet est large. Mais en général, je dois dire que ce manga est très réussi ! S’il n'atteint pas les records de DBZ et autres monstres de la culture, il se classe parmis les plus grands dans son propre style. Il a réussi à marquer les esprits par ses 20 années d'existences, malgré une écriture totalement décomplexé !

 

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Article tome 3 & 4

On s’attaque aujourd’hui à la suite du phénomène culte : Great Teacher Onizuka !

 

Personnage :

uchiyamadahiroshi

    Uchiyamada Hiroshi est le sous directeur de l’établissement Mukachappa. C’est un vieux profs austère qui compte sur sa passion pour la Cresta blanche pour sauver son couple et sa vie de famille. Il se console comme il peut en pelotant les fesses des filles dans les bus. Il déteste plus que tout Onizuka et ceux qui ne vivent pas selon ses normes officiels. Mine de rien, il est sévère avec les autres, mais dans le fond, c’est un pervers.

aizawamiyabi

    Aizawa Miyabi est une élève de 3ème 4 particulièrement virulente envers Onizuka. C’est une sadique qui déteste les adultes et les faibles, à qui elle s’en prend sans remords. Elle compte sur l’influence de sa mère pour régler tous les problèmes et obtenir ce qu’elle veut.

YoshitoKikuchi

    Yoshito Kikuchi est un élève de 3ème 4. C’est un génie, doué aussi bien en cours qu’en informatique, notamment en montage photo. Intelligent, il garde son calme et cerne très vite les gens qui l’entourent. Il est calme et discret la plupart du temps, mais n’hésite pas à rappeler sa présence quand le besoin s’en fait sentir. C’est un personnage que j’aime beaucoup.

NoboruYoshikawa

    Noboru Yoshikawa est un élève de 3ème 4. C’est un geek peureux et timide qui se laisse sans cesse marcher sur les pieds par les autres. Maltraité, il devient suicidaire, avant de se rapprocher d’Onizuka qui deviendra son premier ami. Si ce n’est pas un quelqu’un avec une personnalité forte ou un talent particulier, c’est un excellent ami.

MuraiKunio

    Murai Kunio est un élève de 3ème 4. C’est quelqu’un de colérique et bagarreur qui n’hésite pas à utiliser des coups tordus pour arriver à ses fins. Il est plutôt maladroit et stupide, en plus d’avoir un sérieux complexe d'oedipe. Au début plutôt proche de Miyabi et Kikuchi, il prend au fur et à mesure ses distances pour devenir plus indépendant du groupe anti-onizuka. Mine de rien, on finit par s’attacher à ce personnage.

MuraiJulia

    Murai Julia, 27 ans, grutière, est la mère de Kunio, qu’elle a eu à 14 ans. Elle a élevé son fils seul et avec courage. C’est une femme désirable et particulièrement sexy qui allume tout le monde autour d’elle sans vraiment le faire exprès. Malgré sa situation, elle a la tête sur les épaules et donne une bonne éducation à son fils. Elle s’entend très bien avec Onizuka. C’est un personnage que j’aime bien et que je trouve plutôt agréable.

HajimeFukuroda

    Hajime Fukuroda est le professeur d’éducation physique de l’école. A 32 ans, il revendique un monde de fessier galbé et ne rate pas une occasion de vérifier que ses protégées progresse. Il déteste Onizuka et sa façon d’enseigner pour le moins décousu. C’est un ancien d’une université sportive plutôt reconnu, mais il n’a pas du tout l’esprit sportif. C’est un pervers qui n’hésite pas à tricher pour arriver à ses fins.

NomuraTomoko

    Nomura Tomoko est une élève de 3ème 4 qui traine avec Miyabi. Surnommée Tomoconne à cause de son manque de clairvoyance et de sa stupidité certaine, c’est une fille gentille, mais atrocement naïve et maladroite. La plupart des filles la jalouse à cause de la taille de ses seins. Elle n’a pas vraiment d’ami et se contente de suivre le mouvement pour ne pas être seule. C’est une fille plutôt attachante, malgré sa stupidité.

Scénario :

    Dans le tome précédent : Alors que la situation d’Onizuka était loin d’être rose, la directrice de l’école Mukachappa décide de lui donner une chance. Alors reconverti en routier, Onizuka détourne son poids-lourd et après une course poursuite désopilante avec la police, arrive avec plusieurs heures de retard à son entretien, à la suite de quoi il est embauché en tant que prof et accessoirement gardien de l’établissement, puisqu’il vit entre ses murs. Mais la classe qu’on lui confie n’est autre que la 3ème 4, une classe qui n’a jamais gardé un prof plus de 3 mois…

    C’est enfin la rentré. A peine arrivé qu’Onizuka enchaîne les gaffes et se fait dors et déjà gourmander. Prévenu de la réputation de ses élèves, Onizuka passe en mode “yankee”, prêt à affronter la pire classe de sa vie. Mais il a la surprise de trouver des élèves tout ce qu’il y a de plus normal. Il ne comprendra la réputation des élèves que plusieurs jours plus tard quand des photos de lui en pleine soirée SM sont affichées partout dans l’école. Notre GTO parviendra-t-il à retourner la situation ?

    Onizuka fait la connaissance de Julia Murai, la mère de Kunio, avec qui il ne s’entend pas vraiment. Intéressé par la jeune femme, notre jeune prof trouve soudainement un réel intérêt au dialogue parent-prof. Mais Kunio n’a pas du tout l’intention de laisser sa mère fréquenter Onizuka et fera tout ce qu’il peut pour les séparer. Comment la relation entre Kunio, Julia et Onizuka évoluera-t-elle ?

    C’est un vrai scénario à la Fujisawa. On y trouve beaucoup de scènes comiques ou ridicules, le tout sans négliger l’action ou la partie très sociale de l’œuvre. Les personnages sont plutôt réalistes et évoluent au cours de l’histoire. Notre mangaka ne s’arrête devant aucune censure d’un point de vue scénaristique pour rendre son chef d’œuvre toujours plus profond, réaliste et touchant. Avec ce tome, on rentre dans le vif du sujet, même si nous ne sommes qu’au tout début de l’intrigue de ce manga.

Graphisme :

    Nous sommes sur la même base graphique que les tomes précédents. Drôle, parfois sexy (sans tout de fois dépasser la norme shonen), mais toujours puissant et précis, la touche Fujisawa est indéniablement inimitable. Les trames de fonds sont très précisent et très travaillées. Le design des personnages et très réaliste et suffisamment bien conçu pour qu’on les reconnaisse au premier coup d’œil. Le rythme est bon et les scènes comiques, comme celle d’actions rendent vraiment bien.

    Gros plus de ce tome : les bonus et les pages dessinées par les assistants du maître Fujisawa, qui en plus de prendre la peine de les citer, leur laisse une bonne marge de liberté. Parmi eux, nous retrouvons l’auteur d’un autre de mes shonen préférés : Rando Ayamine, l’auteur de GetBackers !

    La couverture de la dernière double édition est à l’image de l’œuvre et j’aime beaucoup les deux couvertures cartonnées.

Point noir :

    Aucune évolution de ce côté… Ce serait plutôt le contraire, puisqu’on parle pas mal de la perversion dans le monde des profs…

Conclusion :

    Great Teacher Onizuka est décidément un monument ! Puissant, il ne se contente pas du comique et va au fond des choses. C’est un shonen d’exception tout droit sortie des 90’s que je conseille à tous !

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Article tome 5 & 6

On parle aujourd’hui de la suite de GTO !

 

Personnage :

    Teshigawara Suguru est un prof qui vient d’une grande université. Il compte sur ses relations et celles de ses parents pour obtenir ce qu’il souhaite et déteste ceux qui viennent de petites universités. Il amoureux de Fuyutsuki et possède un caractère plutôt Yandere. Malgré son intelligence certaine et ses capacités en informatique, il n’aime pas se salir les mains. C’est un personnage particulièrement antipathique qui a pourtant une bonne réputation auprès des profs et des élèves.

Scénario :

    Dans le tome précédent : Onizuka est détesté autant par les profs que par ses élèves. Tout de fois, il utilise sa sympathie et ses histoires drôles pour remonter dans l’estime de ses élèves, malgré le fait qu’ils ne travaillent pas leur cours. Après avoir empêché le suicide de Noboru suite à du harcèlement scolaire et avoir mis Kikuchi, le petit génie de la classe, dans sa poche, il sauve Murai et ses deux amis d’un petit groupe de yankee en balançant ce premier du haut d’un pont… Sa rivalité avec Fukuroda ne faisant qu’améliorer sa situation, Onizuka devient de plus en plus populaire au sein de sa classe. Il s’intéresse donc au cas de Tomoko, maltraité à cause de sa stupidité naturelle…

    Alors que Tomoko a perdu toute confiance en elle à cause de son manque d’intelligence et de sa maladresse, Onizuka utilise ses amis, producteurs de film porno, pour préparer Tomoko (surnommée Tomoro en japonais et Tomoconne en VF dans l’anime) à passer un concours auquel il invite toute sa classe. Mais ce que Tomoko et Onizuka ignore, c’est que Aizawa, l’ancienne “boss” de Tomoko ainsi que celle qui déteste le plus Onizuka, participe aussi à ce concours. Tomoko parviendra-t-elle à reprendre confiance en elle et à affronter son ancienne meilleure amie en face ?

    Au lycée, les choses évoluent doucement… L’humeur d’Uchiyamada s'améliore, tout du moins tant qu’il ne croise pas Onizuka... Teshigawara tente de s’approcher de Fuyutsuki, mais tombe sans arrêt sur notre prof préféré. Il décide de se débarrasser de lui et lui envoie une de ses amies du PTA. Lors de son inspection, celle-ci se retrouve aspergée par Onizuka, déguisé en éléphant… Suite à l’intervention de Teshigawara, Onizuka se voit proposer un choix qui pourrait à jamais entacher son honneur : être n°1 du Japon aux prochains examens, ou être viré. Réussira-t-il à garder sa place de prof de la 3ème 4 ?

    Comme toujours, c’est WTF, c’est puissant et ça nous donne une leçon de vie. Du vrai scénario à la Tôru Fujisawa, qui utilise ses personnages à leur pleins potentiel pour créer une histoire complexe où chacun évolue et grandit. Ce tome brise un peu le côté loser d’Onizuka pour rentrer dans une nouvelle face de l’histoire. C’est de l’excellent travail.

Graphisme :

    Ce tome possède les mêmes caractéristiques que les précédents. Comme toujours, le style de Tôru Fujisawa fait le travail et crée une atmosphère inimitable, en plus d’être graphiquement d’un très bon niveau et bourrée de petits détails. Comme toujours, le rythme est assez bien pensé, que ce soit en terme d’histoire ou de longueur de chapitre.

    Comme toujours, le manga est bien documenté avec un lexique très fournis sans pour autant être simpliste. C’est vraiment un plus.

Point noir :

    Évidemment, aucun progrès sur le seul “point noir” de la série.

    Personnellement, je n’aime pas les couvertures de l’édition France Loisir…

Conclusion :

    Je suis toujours autant sous le charme de Great Teacher Onizuka, un shonen puissant, comique et profond. Je le conseille vraiment à tout le monde.

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Date de dernière mise à jour : 27/05/2019