Jeanne et Serge

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Aujourd’hui, je m’attaque à un classique de la jeunesse de nos parents : Jeanne et Serge.

La petite histoire :

Jeanne et Serge est tiré du manga éponyme dessiné par Shizuo Koizumi  en 1984. L’animé débute au japon la même année et arrive en 1987 en France sur La Cinq. Il a beaucoup marqué les esprits en France, car changeait radicalement des animé d’inspiration S-F (Goldorack, Ulysse 21, Astro-Boy, Saint Seya, etc.) ou d’art martiaux (Dragon Ball, les samurais de l’éternel, etc.). Une nouvelle saison de 52 épisodes est sortit en 2011, mais elle n’a jamais obtenu le succès de la série original.

Personnage :

Alors, tout d’abord l’héroïne : Jeanne Hazuki. C’est une fille de la campagne sur d’elle, insupportable, dragueuse, insolente et stupide. (Oui, ça fait beaucoup de compliment.) Il lui faudra attendre un certain temps avant de s’assagir et de devenir une jeune femme sur d’elle, travaillant pour l’esprit d’équipe, sportive, sérieuse et travailleuse –quoi que toujours aussi stupide-.

Il y a plusieurs personnages secondaires, mais parmi eux, certains ont une vraie place parmi les titulaires. Peggy Hayase est dans l’équipe de volley du collège de Jeanne. Elle est la meilleure de l’équipe, passe son temps à s’entrainer et défi Jeanne pour lui donner une leçon. Elle construit sa vie autour du volley et reste donc la plus intègre dans son sport. Au début de l’histoire, elle est elle aussi amoureuse de Serge.

Viens ensuite Marie Takigawa, une volleyeuse d’un collège de riche qui à déjà participé aux jeux Olympiques. C’est une stratège qui donnera du fil à retordre à Jeanne et Peggy avant qu’elles deviennent à elle trois les meilleures amies du monde, alliant ainsi l’intelligence, la défense et l’attaque.

Viens enfin Daïmon, l’entraineur violent du collège qui suivra Peggy pendant toute sa carrière. Il est colérique, ne pense qu’à sa carrière, violent, mais à au moins le mérite d’être efficace quand il ne réfléchit pas. Nous devons ensuite parler de Dani Mitamura, l’entraineur de Jeanne quand elle entre dans une équipe professionnel. Il est calme, réfléchit, sévère et intelligent. (Elle a choisit cette équipe parce que Mitamura est beau.) C’est un des perso les plus réfléchis de l’histoire et sans conteste le plus intègre.  Enfin, nous pouvons parler de Yoghina Yokono, une équipière de Jeanne qui a un sérieux problème de surpoids. Elle est bien souvent détestable, mais fini tout de même par être l’amie de Jeanne, ce qui en fait un personnage important.

Et Serge dans tout ça ? Désolé de vous décevoir, mais il n’est pas très apparent dans la série, au point qu’il ne fait pas partie à mon sens des personnages important. Le peu d’information dont on dispose en font un personnage classique et sans plus.

Scénario :

                Faisons simple. Il y a deux scénario distinct dans cet animé. Le premier est le chemin sportif et les amitiés de Jeanne pour arriver jusqu’aux jeux Olympiques de Séoul. Il n’a pas particulièrement d’intérêt, mêmes si certaines rivalités peuvent présenter un minimum de surprise. Le second présente le schéma familiale de Jeanne, dont la mère est « morte » (et dont on connait la vérité au bout de 10 épisodes), dont le frère à était adopté et dont le père déteste le volley. Cette partie du scénario est bien souvent incohérente, mais elle a au moins le mérite d’être original pour l’époque.

Graphisme :

                Vous trouviez que j’étais sévère ? Et bien accrochez vous. Les grands classiques de l’animation n’étant pas encore déclarés, l’animation se cherche et fait des tests plus ou moins réussi. Je passe sur les contraintes de budget, les redondances et les choix éditoriaux, mais il faut bien avouer que c’est le premier animé dont les graphiques sont meilleurs au début qu’à la fin. Les personnages n’évoluent pas et les scènes ratées se comptent par dizaines. Même si certaines scènes notamment de volley sont réussies, elles ne sont pas réutilisées. (Mais seront reprise par d’autres animés du même type comme Olive et Tom ou Eyeshield 21.) Bref, c’est une catastrophe ! Les OST ne sont pas mauvais, mais leur utilisation brute casse tout et gâche le peu de compétence qu’on pouvait y trouver. Et que dire des dialogues VF, qui en plus d’être mal traduit et censuré, sont incohérent et en décalage total avec l’image. Bref, c’est un véritable massacre !

Conclusion :

                On va arrêter le massacre. Jeanne et Serge, qu’on aurait du juste appeler « Jeanne » est une véritable catastrophe, même pour son époque. Il est moins barbant que l’était Dragon Ball, mais l’état graphique et l’incohérence ambiante désagrège le peu de compliment que je pourrais lui faire. Je pense qu’il a servie de crash test à l’animation et n’est arrivé en Europe que grâce à son nom francisé. (Jeanne et Serge ne sont pas vraiment des prénoms japonais typiques…) Bref, bien que possédant un très très large publique cible, je ne conseil cet animé à personne. A moins que vous soyez un féru de volley ou un passionné des vieux anime, vous perdrez votre temps à regarder les 58 épisodes !

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Date de dernière mise à jour : 30/10/2018