Tokyo Revengers

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Article tome 1

On s’attaque aujourd’hui au manga Tokyo Revengers !

La petite histoire :

    Il a été écrit par Ken Wakui depuis 2017 pour aujourd’hui 20 tomes publiés en France par Glénat. Actuellement, il y a 10 tomes en France.

    Une adaptation anime a été prévu pour le 11 Avril 2021 chez Crunchyroll.

    Une adaptation en film LIVE est également prévue pour Juillet 2021.

    Le titre d’origine de ce manga possède une svastika dans son nom (?). Cette dernière a été retiré dans l’édition Française, probablement pour éviter l’amalgame avec la croix gammée nazi (qui n’est pourtant pas la même croix).

Personnage :

    Hanagaki Takemichi est le héros de cette histoire. Ancienne racaille dans les années 2000, il se retrouve à n’être qu’un banal troufion en 2017. Il vit au jour le jour de petits boulots, a perdu ses amis et son ancienne petite amie est morte dans un règlement de compte. Même en tant que racaille, il n’était qu’un larbin de service et défouloir pour les membres les plus bas de gamme du Tokyo Manjikai. Il a conscience de son propre état, raison pour laquelle il aime aider les autres pour leur éviter de finir comme lui. C’est quelqu’un d’assez agréable en général.

    Tachibana Hinata est l’ex-petite amie de Takemichi. C’est une fille toujours de bonne humeur, qui engueule régulièrement son petit ami quand il se blesse et possède une personnalité très forte. Si elle est douce avec Takemichi, elle n’hésite pas à se montrer assez agressive avec tous ceux qui le menacent. C’est une fille rafraîchissante et surprenante, ainsi que mon personnage préféré pour le moment.

    Tachibana Naoto est le petit frère de Tachibana Hinata. Il mourra avec elle en 2017. Enfant, il est assez faiblard et manque de personnalité. Toutefois, il admire beaucoup le côté cliché de Takemichi et lui voue un très grand respect. C’est quelqu’un d’intelligent qui voit loin.

    Sano Manjirô, surnommé Mikey, est le boss du Tokyo Manjikai. S’il ressemble à un original nonchalant, c’est tout de fois un combattant hors pair. Il a une confiance totale en ses capacités et en son bras droit Ryûguji Ken. C’est quelqu’un d’assez mystérieux qui ne semble pas avoir réellement conscience de l’importance et la force de sa propre organisation. Il me fait, sur ce point, beaucoup penser à Mikado de Durarara.

Scénario :

    Takemichi n’est qu’un banal troufion solitaire qui tente de survivre dans un Tokyo qui va trop vite pour lui. Mais alors qu’il rentre chez lui en ressassant sa misère, il apprend que Tachibana Hinata et Tachibana Naoto ont été tués lors d’un règlement de compte du Tokyo Majikai. Mais il n’a pas le temps de s’y attarder : quelqu’un le pousse sur les rails du métro. Alors qu’il pense que tout est terminé, il se retrouve projeté en 2005, alors qu’il n’était encore qu’une petite racaille en devenir. Ce qu’il ne voyait que comme un jeu à l’époque ne lui parait plus sous le même aspect avec ses yeux d’adulte ayant une vie de troufion. Mais tant qu’à revenir à cette époque, autant essayer de sauver la seule personne à qui il n’a jamais tenu : Tachibana Hinata. Parviendra-t-il à changer l’avenir pour sauver la vie de celle qu’il aime ? Parviendra-t-il à réécrire son histoire ?

    J’ai acheté ce titre par hasard et je dois dire que le début du titre ne m’avait pas convaincu. Jusqu’à un événement en particulier, ce titre n’est rien de plus qu’un isekai de plus. Mais une poignée de main peut tout changer. C’est cette poignée de main qui a retourné totalement mon avis sur ce titre. On passe au-dessus du style furyo auquel il se destinait pour devenir véritablement une quête salvatrice et identitaire. On s’attache vraiment très vite à nos personnages principaux. Surprenant et passionnant.

Graphisme :

    Le niveau graphique est assez difficile à juger. Le design est volontairement simplifié pour mettre en avant le côté “moche” des personnages, exactement comme on pouvait le retrouver dans Great Teacher Onizuka. Si on sent que le traits est maîtrisé, il faut avouer que le manque d’impact dans le design laisse un goût assez fade. Jusqu’à la dernière partie du titre où on parvient enfin à trouver des scènes de combats et de représentation de personnages suffisamment classe pour être noté comme telle. Cet effet de fadeur vient essentiellement par le trait fin et le style assez épuré de l’auteur. Le rythme est assez bien pensé pour qui a le courage de passer les premiers chapitres.

Point noir :

    Très clairement, les tous premiers chapitres desservent le titre.

    Le design colle assez mal avec une bonne partie du titre et c’est dommage. Sur ce genre d’ambiance, utiliser un design plus furyo grâce à un trait plus lourd, des techniques de dessins des années 80/90 ou encore un travail des détails et de l'arrière-plan comme le fait Tôru Fujisawa aurait vraiment reboosté le début du titre.

    Je trouve personnellement que la couverture manque d’impact pour un titre qui se passe dans un univers furyo.

Conclusion :

    Malgré un début assez mauvais, je finis Tokyo Revengers avec en tête une seule idée : lire la suite ! La seconde moitié du titre est vraiment excellente et parvient à trouver un bon milieu entre le côté furyo et le côté réflexion. Le scénario est vraiment passionnant. Je le conseille très fortement à tous ceux qui aiment les shonen orienté réflexion et la période Furyo, sans pour autant être fan des œuvres des années 80/90 sur le sujet.

 

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