A Silent Voice

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Article tome 1

On s’attaque aujourd’hui à l’origine d’un film qui a fait beaucoup parler de lui cette année : A Silent Voice !

 

La petite histoire :

    Ce manga est écrit par Yoshitoki Ôima, aussi auteure de Mardock Scramble (2009) et To Your Eternity (2016). Il y a 7 tomes sorties entre 2013 et 2014 et publiés en france chez Ki-oon.

    Au Japon, deux volumes de Light Novel sont sorties, écrit par Oima Yoshitoki et scénarisé par Kawasaki Miu.

    Le film d’animation, dont j’ai parlé à l’occasion de sa sortie en France en Aout 2018, est sorti au Japon en 2016 et dure 2 h 10.

    Cette saga est aussi connu sous le nom Koe no Katachi, soit “La forme de la voix”.

Personnage :

    Ishida Shôya est le personnage principal de cette histoire. C’est un jeune garçon dont la plus grande hantise est l’ennuie et le train train quotidien. Pour éviter ça, il fait des bêtises, se lance des défis, embête les autres… Il n’est pas vraiment méchant, mais aime se faire remarquer. Il est plutôt imbue de lui même et ne cherche pas à comprendre les autres. Il est la bête noire de son maître d’école. Il est très attaché à sa mère, avec qui il vit seul.

    Nishimiya Shôko est l’héroïne de cette histoire. Sourde depuis sa naissance, elle recherche la compagnie des autres, mais a beaucoup de mal à communiquer avec eux. C’est une fille gentille à en pleurer. Elle est souriante, sincère et plutôt têtu. Elle inquiète beaucoup sa mère, car elle n’a pas une force de caractère suffisante pour se rebeller.

    Il y a pas mal d’autres personnages, mais je ne les trouve pas vraiment important dans ce tome. Vous les découvrirez bien assez tôt.

Scénario :

    Shôya a 17 ans. Après des années sans l’avoir vu, il rend visite à Shôko. Mais celle-ci le reconnaît et se sauve en courant. C’est alors que nous remontons le temps, quand nos deux personnages avaient une petite dizaine d’année. Alors que Shôya passe une enfance enjouée à faire des bêtises avec ses amis, Shôko est transféré dans sa classe. Sourde de naissance, elle communique avec les autres grâce à son cahier. Comme on pouvait s’y attendre, Shôya est incapable de comprendre la réalité de cette fille, mais il est loin d’être le seul. Comment la relation entre Shôya et Shôko va évoluer ? Que c’est-il passé pour que Shôko se sauve en voyant Shôya plusieurs années plus tard ?

    Habituellement, je ne suis pas du tout intéressé par les histoires se basant sur l’enfance. Pourtant, ce scénario et sa mise en scène des personnages me touche particulièrement. L’histoire est très réaliste, d’autant plus qu’elle se passe au Japon, dans la préfecture de Gifu et dans la ville de Ôgaki. La façon dont les élèves réagissent est très réaliste, aussi bien dans les bons côté que sur les mauvais. La vision des adultes et tous les évènements sont touchants. Plus les pages passent et plus on s’attache aux personnages. C’est un excellent titre !

Graphisme :

    Le style graphique de ce manga est assez propre à Oima Yoshitoki. Très aéré, il me rappel personnellement les traits de Tite Kubo, si ce n’est que notre mangaka ne joue pas du tout sur les contrastes blanc/noir. Le design des personnages est bien choisi et transmet très bien leurs émotions. Les trames de fonds sont d’un bon niveau, même si elles ne sont pas là où on les attends. Certaines scènes sont vraiment très bien pensées, aussi bien pour leur symbolique que pour leur côté cinématographique. On remarque notamment que les petites cases ont tendances à être truffées de petits détails. Le niveau général de l’œuvre est plus que correct, même si ce manga se base surtout sur l’intensité des sentiments provoqués par le scénario et les personnages.

Point noir :

    Pour moi, c’est le seul petit coin qui pèche. Le style graphique est assez personnel et pourrait déranger les plus puristes, surtout au niveau du design des personnages. En dehors de ce petit aspect, je n’ai vraiment rien à lui reprocher.

Conclusion :

    J’ai vraiment énormément apprécié ce premier tome de A Silent Voice. C’est une histoire très forte et terriblement touchante avec des personnages incroyablement attachants. Ce manga devrait être lu par tout le monde.

    J’en avais déjà parlé dans mon article sur le film, mais je pense que les écoles devraient parler de cette histoire, que ce soit sous sa version manga ou film.

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Article tome 2

Aujourd’hui, on parle de la suite du manga A Silent Voice !

 

Personnage :

    Tomohiro Nagatsuka est un lycéen peu populaire qui est dans la même classe que Shôya. Gentil et dévoué, il se fait rapidement victimisé par les autres. S’il est incapable de se défendre lui-même, il est prêt à tout pour aider ses amis, quitte à en faire trop. C’est un personnage intéressant auquel on s’attache assez vite.

    Nishimiya Yuzuru est le petit ami de Shôko. Malgré sa petite taille et son côté androgyne, il a beaucoup de caractère et est prêt à tout pour défendre Shôko. C’est un personnage assez sensible que j’apprécie beaucoup.

Scénario :

    Dans le tome précédent : Shôko arrive dans sa nouvelle école, mais les choses ne se déroule pas très bien. Alors qu’au début les élèves s’intéressaient à elle et lui tendaient un peu de considération, leur comportement passe petit à petit de la curiosité à l’agacement. Parmi eux, Shôya est un des seuls à exprimer clairement ce qu’il ressent et commence à martyriser ouvertement la jeune fille. Alors que tous l’applaudissent, professeur compris, Shôko, elle, continue à vouloir communiquer avec lui. La violence augmentent jusqu’à ce que Shôko change d’école. C’est alors que tout bascule. Shôya est alors considéré comme le pire des salopards et est lâché par ses amis comme par son professeur, avant d’être victime à son tour de brimade. Il passe alors plusieurs années en solitaire endurci, dans le seul et unique but de réparer l’existence qu’il a fissuré pour payer sa dette. Parviendra-t-il à retrouver Shôko et à payer sa dette ?

    De retour quelque années plus tard, Shôya rend une première et dernière visite à Shôko, dans son établissement spécialisé où elle coule des jours paisibles. Mais en le reconnaissant, elle s’enfuie. Notre héros la poursuit, mais trébuche au bout de quelques pas. Il a alors la surprise de voir la jeune fille faire demi-tour pour l’aider à se relever. Il en profite pour lui rendre le cahier qu’elle utilisait des années plus tôt et pour lui montrer qu’il a appris la langue des signes, avant de sceller leur nouvelle amitié. Mais alors que les choses semblent s’améliorer, Shôya à la désagréable sensation de n’avoir pas suffisamment payé… Il se pourrait bien que les quelques rencontre qu’il fera par la suite ne l’aide pas à se sentir mieux… Parviendra-t-il à soulager sa confiance et à devenir ami avec Shôko ? Suivra-t-il ses plans initiaux ?

    Alors que le premier tome tournait essentiellement autour de l’enfance des personnages et donnait un avant-goût assez cruel, ce second tome nous plonge dans les tentatives désespérées d’un jeune homme pour soulager sa conscience et payer sa dette. Une fois encore, on remarque que si Shôya a beaucoup grandi et mûri, Shôko est toujours aussi gentille qu’avant. On comprend vraiment bien les sentiments de nos deux personnages et la situation complexe qui complique terriblement leur amitié et leurs relations aux autres. Ce titre pleins de rebondissement et de sentiments différents me conforte dans l’idée que c’est une œuvre exceptionnelle.

Graphisme :

    Nous sommes grosso modo dans la même configuration que le premier tome. Tout de fois, il est important de remarquer l’apparition de scène qui touche le lecteur par leur représentation graphique, véritable explosion maîtrisée de sentiments, quand le scénario ne peut exprimer qu’une simple scène. Oima Yoshitoki nous prouve également qu’elle est capable de représenter de magnifiques scènes de mouvement, ainsi que de changer légèrement son design en fonction des sentiments des personnages. Une fois encore, je suis étonné par le niveau des trames de fonds. Quand on y prête un peu d’attention, le niveau graphique de cette œuvre est vraiment très bon.

    J’aime beaucoup cette couverture. Ça peut paraitre bête, mais je trouve que la couverture cartonné donne une véritable plus valus, même si c’est techniquement la même illustration que le rabat.

Point noir :

    Je pense ce tome légèrement plus accessible aux puristes que le précédent.

Conclusion :

    Une fois encore, j’ai pris énormément de plaisir à lire A Silent Voice ! C’est un manga fort et touchant qui se base sur les sentiments complexes de ses personnages. Je conseille fortement ce manga à tous, fans ou non de manga.

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Date de dernière mise à jour : 12/01/2020