Le Tombeau des Lucioles

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Aujourd’hui on parle d’un des standards des studios Ghibli : Le Tombeau des lucioles.

 

La petite histoire :

Ce film est sorti en 1988, soit il y a 30 ans. Il a été réalisé et scénarisé par Isao Takahata, cofondateur du studio Ghibli avec son ami Hayao Miyazaki, de qui il a produit plusieurs films (Nausicaä de la vallée du vent (1984) ou encore Le Château dans le ciel (1986)). En France, ce film est licencié par Kaze.

Le grand Isao Takahata est décédé le 5 avril 2018 à 82 ans. Il laisse derrière lui plusieurs grands chefs d'oeuvres parmi lesquelles trône Le Tombeau des lucioles.

Personnage :

                Il y a deux personnages dans ce film : le 1er est Seita et le second est Setsuko. Ils sont frère et sœur.

     Seita à quatorze ans au début du film, il est assez responsable pour son âge, surement en raison des absences prolongées de son père. Il se charge d’un bon nombre de tache dans la maison à cause des problèmes cardiaques de sa mère, veille sur sa petite sœur et s’occupe de combler les fins de mois en travaillant.

     Setsuko, sa petite sœur, a 4 ans. Elle est assez peureuse de nature et n’aime pas le changement. On discerne tout de fois chez elle une inquiétude certaine pour son frère et à quelques occasions, une maturité intéressante.

Scénario :

                Nous sommes en 1945 au sortir de la seconde guerre mondiale. La guerre fait rage et tout le pays participe à l’effort de guerre. Le père de Seita et Satsuko est marin et est parti au combat. Grâce à ça, sa famille réussit à vivre correctement malgré la maladie cardiaque de la mère des deux enfants. Mais les bombardements américains se font de plus en plus nombreux et un jour, ce qui devait arriver arriva. La ville construite essentiellement en bois prend feu, obligeant la famille à fuir les flammes. La mère part en avant se mettre à l’abri dans les refuges prévus pour cela.  Seita et Satsuko frôlent la mort, mais réussissent finalement à rejoindre le reste des villageois dans ce qui était auparavant une école.

              Seita apprend alors que sa mère a été grièvement blessée et qu’elle ne survivra pas, ce qu’il décide de cacher à sa sœur.  Il récupère toutes les affaires qu’il a put sauver et décide d’aller vivre chez une tante à l’autre bout du pays. Celle-ci est au début ravis de s’occuper d’eux, mais plus le temps passe et plus elle devient médisante avec eux, allant jusqu’à leur escroquer de la nourriture. Elle les pousse petit à petit vers la porte, les exhortant à épouser une situation qui parait en apparence plus confortable, mais qui possède plus d’un inconvénient.

            Quel destin cruel attend donc nos deux personnages ?

             Le scénario est bien construit et les plans illustrent tout cela à merveille. Le rythme est bien conçu et les choix d’ordres éditoriaux sont faits en toute logique et réalisés avec la qualité prépondérante au studio.

Graphisme & performance :

                Il s’agit ici d’une véritable performance. La qualité est tel que j’en oublie que nous sommes en 1988. Ce film est un contemporain de Dragon Ball et suis de peu Jeanne et Serge, pourtant il rivalise sans soucis avec les œuvres actuels (3D excepté).  Les choix, notamment sur la présentation d’une fin tragique dès le début du film, suivit d’une rétrospective mélancolique sur la vie de deux enfants pendant la guerre est véritablement novateur en plus d’être une réussite total.

               Autre point particulièrement intéressant : nous avons beau être pendant la guerre, ce film de diffuse aucune haine envers les américains et ne prend aucunement partie, ce qui ne l’empêche pas de dénoncer les comportements et idées stupides et autoritaires engendrées par la politique d’effort national du Japon.

Point noir :

             Personnellement, je n’apprécie pas énormément les tragédies cruelles centrées sur les guerres mondiales, mais au vue des performances, je ne trouve pas d’autre point sombre.

Conclusion :

                Je dois dire que, à titre personnel, ce genre de tragédie n’est pas ma tasse de thé, ce qui ne m’empêche pas de prendre beaucoup de plaisir à les regarder. Ce film à sans aucun doute grandement participé à la renommé des studios Ghibli. Le tombeau des Lucioles est de toute évidence un classique à voir qui restera accessible pour tous les âges.

Isao Takahata

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Date de dernière mise à jour : 30/10/2018