Yu Yu Hakusho

yuyuhakusho

Article tome 1

On s’attaque aujourd'hui à l’un des premiers chefs- d'œuvre du Nekketsu : Yu Yu Hakusho !

La petite histoire :

    C’est un manga écrit par Togashi Yoshihiro (aussi auteur de Hunter X Hunter) entre 1990 et 1994 pour un total de 19 tomes chez Kana.

    L’anime est sorti entre 1992 et 1994 pour 112 épisodes chez Dybex.

    Les détails des sorties anime de la saga sont précisés dans mon article sur l’anime.

    L’édition Star sort en France pour 12 tomes prévus. Pour le moment, les 2 premiers sont disponibles, chez Kana.

Personnage :

    Yusuke Urameshi est le héros de cette histoire. C’est un lycéen à problème qui sèche les cours la majorité du temps pour se battre à chaque coin de rue. Il est d’ailleurs particulièrement fort en baston. Si beaucoups l’évitent, Kuwabara est un des seuls à le provoquer encore et encore, même s’il perd à chaque fois. Keiko est la seule à lui parler normalement et rouspète très souvent après lui. Yusuke aime beaucoup l’embêter et ils ont d’ailleurs une relation très ambiguë. Yusuke a grandi avec un père absent et une mère alcoolique. Même s’il est vu par beaucoup comme un sauvage, c’est quelqu’un de plus sensible qu’il n’y paraît.

    Keiko Yukimura est une amie d’enfance de Yusuke et actuellement sa déléguée de classe. C’est une fille très sur d’elle qui n’hésite pas à s’imposer. Elle a beaucoup de caractère mais a parfois du mal à reconnaître ses propres sentiments à cause de ça. Elle est amoureuse de Yusuke, mais a du mal à le réaliser. C’est une fille juste et directe. C’est un personnage que j’apprécie beaucoup.

    Atsuko Urameshi est la mère de Yusuke. Alcoolique notoire, elle enchaîne les hommes depuis le départ du père de Yusuke, qu’elle a eu très jeune. Elle a beaucoup de mal à élever son fils, mais elle tient beaucoup à lui. Elle s’amuse de voir l’attention de Keiko.

    Botan est une messagère du royaume des esprits. Au service d’Enma junior (et non Emma comme cela a été traduit dans le texte), elle a pour travail de s’occuper de l’esprit des gens qui viennent de mourir pour les guider vers leur dernier jugement.

Scénario :

    Yusuke est un vaurien. Il passe son temps à sécher les cours et à se battre. Mais un jour qu’il parvient à échapper à la surveillance de Keiko et après s’être encore une fois battu avec Kuwabara, il croise un garçon qui joue au ballon sur le trottoir. Il l'avertit que cela est dangereux, mais rien n’y fait. Le gamin envoie son ballon sur la route avant de courir le chercher sans pour autant vérifier si une voiture arrive. Yusuke se jette alors pour pousser l’enfant et se fait percuter de plein fouet. Le gamin s’en sort avec une écorchure au genoux et Yusuke avec un décès sur le coup. C’est alors qu’il rencontre Botan qui le conduit à Enma Junior car il y a quelques petits soucis : selon le destin, l’enfant était censé s’en sortir miraculeusement sans l’aide de personne. Yusuke est donc mort pour rien, mais pire : ils n’avaient pas du tout prévu de place pour lui. Enma décide donc de ressusciter Yusuke d’entre les morts…

    Ce premier tome est un très bon mixte entre du comique et une suite de scènes très émouvantes d’un vaurien qui découvre ce que les autres ressentent vraiment pour lui. Malgré quelques scènes de baston a la mode Furyo, ce premier tome colle plus à la structure plus posée d’un comic manga. Il présente un univers déjà complexe en termes de relation, mais également pouvant partir dans un très grand nombre de directions. Et c’est sûrement là que tient dans un premier lieu le génie de Togashi.

Graphisme :

    Nous sommes en 1990 et Togashi nous montre ici un shonen tout ce qu’il y a de plus classique. La qualité est inégale au fur et à mesure du titre. Si le design général reste globalement le même, le charadesign change totalement entre le début et la fin du tome. Il y a beaucoup d’incohérence sur la façon de dessiner les personnages ou les illustrations. Une différence que je n’explique que par un travail des assistants du mangaka plus ou moins considérable. Malgré ça, on notera un grand nombre de trame de fond assez simple, mais surtout une gestion du story board excellente. Ce point permet de créer un rythme très particulier, agréable et accrocheur qui nous fait oublier la majorité des défauts de l'œuvre.

    La couverture est dans son époque, mais reste agréable.

    Cela peut être aussi utile de noter que ce manga est totalement lisible avec une qualité global plus que respectable, ce qui ne sera pas le cas de Hunter X Hunter.

Point noir :

    La couverture cartonnée manque clairement de travail.

    Le style graphique assez changeant peut gêner les plus rigides des lecteurs.

Conclusion :

    J’ai vraiment beaucoup aimé Yu Yu Hakusho. Malgré les inégalités graphiques, le magnétisme Togashi est là. On s’attaque aux personnages, on vibre avec eux et on ne lâche plus le tome. C’est vraiment un titre d'anthologie que je ne peux que chaudement conseiller aux fans de shonen, des années 90 et évidemment de Nekketsu.

 

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