Hoshin - L'investiture des Dieux

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Article tome 1

Aujourd’hui on s’attaque à un vieux manga dont on reparle récemment : Hoshin - L’investiture des Dieux.

 

La petite histoire :

    Ce manga est écrit de 1996 à 2000 par Ryu Fujisaki et contient 23 tomes. Ce mangaka a par la suite travaillé sur la manga d’horreur Shiki. Il y a eu une première adaptation animé en 1999 de 26 épisodes. Une seconde appelée Hakyû Hôshin Engi sortira en Janvier prochain. J’avoue que j’ignore totalement la raison qui les pousse à ressortir ce manga des placards…

Personnage :

    Nous avons dans ce tome un héro et 3 personnages secondaires.

    Le héros se nomme Taigong-Wang. C’est un immortel qui n’utilise sa tête que quand il combat un adversaire plus fort que lui. Il est plutôt flemmard de nature, mais s'énerve quand on s’en prend aux humains pauvres. Autrefois humain, il a perdu sa famille quand elle a été arrêté pour accompagner l’empereur dans la tombe. Plus perfide qu’astucieux, il essaie d’éviter les affrontements direct autant que possible pour frapper la tête de ses ennemis.

    Sibuxiang est la monture magique de notre héro. Il est plus ou moins stupide, mais sert de garde de fou à Taigong-Wang. Il a beau l’accompagner partout, il n’a pas vraiment d’importance.

    Daji est la femme de l’empereur. C’est en faite une immortelle qui utilise ses pouvoirs pour contrôler l’empereur et la coure. Particulièrement maléfique, elle utilise sa beauté et ses pouvoirs pour régner. Elle semble avoir beaucoup d’imagination pour les techniques d’exécution. C’est sans conteste la plus intelligente de tout ce manga. On pense qu’il s’agit d’une renarde.

    Shen Gongbao est un personnage plus qu’étrange. Possédant l’apparence d’un clown, il est considéré comme maléfique, mais ne prend parti ni pour Daji, ni pour Taigong-Wang. On sait juste qu’il est l’immortel criminel le plus fort et qu’il cherche un adversaire à sa hauteur.

    Voilà pour les personnages principaux. Bon, ils ne sont pas tous très travaillés mais ils ont au moins le mérite d’être reconnaissable.

Scénario :

    En faite, cette histoire est une version du roman chinois devenu culte aussi bien en Chine qu’au Japon : “L’investiture des dieux”. Je n’ai pas lu ce roman, mais vu son prix et sa rareté en France, il attendra.

    J’en profite pour faire une petite parenthèse ! Si des éditeurs, des libraires ou des personnes qui travail dans ce domaine lisent cet article (on ne sait jamais après tout), j’aimerais vraiment les inciter à faire un travail de diffusion sur les oeuvres littéraire majeur de la Chine et du Japon. Des romans comme “Les trois Royaumes” ou “Voyage en occident” sont devenu légendaire en Asie, mais reste totalement inconnu en Europe ! Non seulement les traductions sont dures à trouver, mais leurs prix est exorbitant ! Fin de la parenthèse…

    Pour en revenir à notre histoire, Taigong-Wang est un immortel paresseux qui vit son immortalité tranquillement dans le royaume des esprits. Jusqu’à ce qu’un grand maître Taoïste, pour le punir de sa flemmardise, l’envoie sur terre avec Sibuxiang avec pour devoir d’éliminer tous les immortels malfaisant. Notre héros, fort de sa flemmardise, décide qu’il est plus rapide de se débarrasser en premier de celle qui est à la tête de la plupart des immortels sur terre : Daji. Il part donc à sa rencontre, mais se rend vite compte que les choses sont plus compliquées que prévu…

    Les immortels combattent grâce à deux choses : leurs pouvoirs magiques naturels et leurs Baobei. Ces armes ont des pouvoirs surpuissants malgré leur nom ridicule.

    Le scénario doit suivre le roman, bien que je ne puisse pas vérifier moi-même. A chacun de juger, donc !

Graphisme :

    C’est là qu’est le problème. Pour dire ce que j’ai préféré, c’est sans aucun doute les pages rajoutées par l’éditeur. Certaines scènes sont bien pensées, mais le style de base brise tout ce qu’on pourrait en retirer. Les trames sont souvent un peu laissé de côté et quand elles sont de qualitées, elles sont écrasées par le reste de la page. La première page bonus est plutôt bien, mais le style ne correspondait pas du tout à une bonne page de manga. Dernier point positif, j’aime bien l’apparence et le style du grand maréchal Huang Fei-Hu, même s’il n’est pas encore très présent dans l’histoire.

Point noir :

    Je vais continuer de parler des graphismes ici. Le plus embêtant, c’est le design des personnages. J’ai rarement vu des personnages aussi moches. Le personnage principal évite de peu le massacre, mais c’est chaussures de pointure 94 brise totalement l’équilibre de sa silhouette. Daji est présenté comme une beauté, mais elle n’est pas à la hauteur de sa réputation, même si elle est plutôt mignonne dans quelques scènes à la fin du tome. Je ne parle même pas de Sibuxiang, je n’ai jamais vu une telle créature… Que penser de tout ces personnages au design de mauvais goût ? Je crois que je trouvais les design des années 70/80 avec les épaulettes et les muscles plus logique… Mais le mauvais goût n’est pas la seule chose que je reproche à ce manga. Il y a beaucoup d’erreur, le style graphique a beau être plutôt lumineux, on ne trouve aucune précision et on a du mal à entrer dans l’histoire.

    C’est vraiment dommage que les combats ne soient pas plus précis. Quand les explosions et les flammes entourent les scènes, tout devient vraiment brouillon. On n’a ni la sensation de puissance, ni la sensation de mouvement. Pourtant, les combats devrait être plus présentés de façon psychologique au vue des caractéristiques du héro.

    Je ne m’étendrais pas plus sur les points négatifs de ce manga, je pense que vous avez saisis mon avis. Je précise tout de fois que c’est très personnel et qu’une oeuvre est faite pour être lu, donc que cela ne décourage pas ceux qui voulaient lire Hoshin.

Conclusion :

    Je n’ai personnellement pas accroché sur ce manga. Tout est trop décousu et l’auteur avoue lui-même avoir du mal à tenir le rythme de sa publication. Même pour l’époque, c’est une oeuvre assez mauvaise quand on sait qu’il est sorti en même temps que Rurouni Kenshin et bien plus tard que Berserk. Je ne le conseil qu’aux fans des romans chinois, puisque ce manga est la seule façon peu onéreuse de découvrir “L'investiture des Dieux”.

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