Dragon Head

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Article tome 1

On parle aujourd’hui d’un très grand classique de l’horreur psychologique : Dragon Head !

 

La petite histoire :

    C’est un manga écrit par Minetarô Mochizuki entre 1995 et 2000 pour 10 tomes chez Pika.

    Un film LIVE a vu le jour en 2003.

    Ce titre existe aussi en volume double, sorti en France en 2017.

    Une édition graphique est également sortie en 2010.

    Personnellement, je possède la première édition sortie en 2001.

Personnage :

    Teru Aoki est le héros de cette histoire. Simple collégien en voyage scolaire, il a eu un peu de mal à s’entendre avec sa famille dernièrement, mais a hâte de les retrouver. C’est quelqu’un de terre à terre qui parvient comme il peut à garder son sang froid dans les cas extrêmes. Il a naturellement bon fond.

    Nobuo Takahashi est un camarade de collège de Teru. Peu apprécié par sa classe et le personnel pédagogique à cause de son comportement, c’est quelqu’un de psychologiquement assez faible.

Scénario :

    A bord du célèbre Shinkansen, un groupe de classe rentre à Tokyo après avoir passé plusieurs jours à Kyoto, en voyage scolaire. Mais alors qu’ils sont dans un tunnel, la terre se met à trembler. L’obscurité se rend maître des lieux, suivi de près par un violent impact. Quand Teru se réveille, il se rend compte que le train a déraillé et qu’il est le seul survivant. Coincé dans ce tunnel, parviendra-t-il à survivre jusqu’à l’arrivé des secours ? Pourquoi le train a-t-il déraillé ? Que ce passe-t-il à l’extérieur ?

    Ce scénario peut paraître un peu cliché au premier abord. Tout de fois, il se développe d’une façon très intéressante, poussant des humains dans leurs ultimes retranchement, le tout à huis clos. De plus, on ignore énormément de chose sur l’environnement de nos personnages. Bref, c’est à la fois addictif et anxiogène, un travail de génie.

Graphisme :

    Le niveau graphique n’a rien d'exceptionnel pour son année de sortie. Ce n’est tout de fois pas là qu’on l’attend. En effet, si le design des personnages est typique de ces années-là ( on retrouve le même type de design chez Initial D par exemple), l’endroit où ce titre se démarque est son design. Non qu’il plonge particulièrement dans le rêve ou l’impressionnisme, mais il possède une ultra-dominante de noire qui se referme petit à petit sur les personnages jusqu’à les étouffer, et nous avec. Grâce à un savant dosage, on se fait broyer petit à petit sans nous en rendre compte jusqu’au premiers frissons. C’est vraiment très bien conçu. Difficile de parler de trames de fonds dans le noir presque totale, mais celles-ci sont étonnamment très présentes. Les effets graphiques sont quasiment inexistant.

    La couverture, cartonnée comme classique, est très bien conçu et donne une bonne idée du contenue de l’œuvre. Très bon travail.

Point noir :

    Vous l’aurez compris, ce titre n’est pas fait pour tout le monde. Il est particulièrement anxiogène.

    Ceux qui ont l’habitude de seinen gore, mais contenant beaucoup plus d’action, risquent de s’ennuyer…

Conclusion :

    J’ai vraiment été dévoré par Dragon Head ! C’est un titre qui n’a pas usurpé sa réputation, qu’il a d’ailleurs su conserver malgré les années. Je le conseille très fortement aux fans d’horreur psychologique.

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