Dengeki Daisy

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Article tome 1

Aujourd’hui on s’attaque à un des premiers shojo que j’ai lu : Dengeki Daisy !

 

La petite histoire :

    Ce manga est écrit par la manga Kyôsuke Motomi entre 2007 et 2013 pour un total de 16 tomes, publiés chez Kaze.

    Notre mangaka est aussi l’auteur de Beast Master, QQ Sweeper et plus récemment Queen’s Quality, tous publiés par Kaze.

    Pour l'anecdote, ce manga fait parti des premiers manga que j’ai lu et il fait partie de ceux qui m’ont donnés envie d’en apprendre plus sur ce genre. Accessoirement, c’est aussi lui qui m’a donné envie de faire de l’informatique.

Personnage :

    Les personnages sont plutôt originaux pour un shojo. On sort du standard avec une romance entre lycéens.

    Kurebayashi Teru est l’héroïne de cette histoire. Elle n’a pas de parent et son frère, qui l’a élevé, est mort quelques années plus tôt. C’est une lycéenne sans le sou, plutôt stupide et naïve, mais qui a toujours les meilleures notes. Elle est très gentille de nature, mais s’emporte dès que l’on aborde sa liaison avec un certain “Daisy”.

    Kurosaki Tasuku est le gardien du lycée. C’est lui qui est sensé s’occuper de l’entretien. Il a mauvais caractère, c’est un sale type qui n’a pas peur de forcer une lycéenne à faire son travail à sa place. Pourtant, il semble cacher quelque chose…

    Daisy est le correspondant mystérieux qui veille sur Teru depuis la mort de son frère. Ils se contentent de s’envoyer des mails, mais c’est quelqu’un de prévenant et gentil, même s’il ne veut pas que Teru apprenne son identité. C’est un hacker de génie, ce qui lui permet d’agir à distance. Qui est donc le fameux Daisy ?

    Hasegawa Kiyoshi est un intello à lunette plutôt trouillard qui se fait souvent victimiser par les autres, notamment à cause de sa timidité. Pourtant, c’est sans conteste un des personnages les plus intelligents et avec le plus de bon sens dans ce manga. Personnellement, je l’aime bien.

    La présidente du conseil des élèves, dont j’ai oublié le nom, est celle qui passe son temps à martyriser Teru et Kyoshi. Pas particulièrement maline, elle tombe amoureuse de tous les garçons un peu mignon qu’elle croise. Malgré ça, c’est une fille sur qui on peut compter dans les moments critique. Est-elle vraiment la méchante de l’histoire ?

    Voilà ! On a ici des personnages intéressante, originaux et profond, qui changent vraiment beaucoup des standards des shojo, pour se rapprocher des shonen de type tranche de vie. Il y a d’autres personnages qui sont très intéressant, comme les amis de Teru, ou les connaissances de Tasuku. J’en parlerais dans les prochains tomes, mais je vous conseil de les découvrir dans le premier tome.

Scénario :

    Teru, lycéenne sans le sou qui vit seul depuis la mort de son frère, est une fois de plus martyrisé par le conseil des élèves pour protéger son ami Kiyoshi. Mais alors que les choses allaient mal tourner, ils sont sauvé par un mystérieux lanceur de balle de tennis. Toute contente, Teru décide de renvoyer les balles. Mais celle-ci rebondit sur Kiyoshi pour atterrir dans une fenêtre. Nos deux amis se tirent ensuite en vitesse, car ils n’ont pas les moyens de rembourser. Mais alors qu’ils se pensaient tirer d’affaire, un homme débarque dans leur salle de cours et leur demande de se dénoncer. Teru avoue, mais notre gardien ne veut rien entendre. Si elle ne peut pas rembourser, elle paiera en nature ! Et c’est ainsi qu’elle se retrouve à faire le travail de notre gardien pendant les intercours, le tout en essayant de persuader son protecteur de l’ombre, Daisy, que tout va bien. Mais, alors qu’elle travaille, elle apprend la relation entre le professeur Mr. Arai et la présidente du conseil des élèves. Peu de temps après, celle-ci appelle notre héroïne à l’aide, car son amant n’est pas aussi sympathique qu’il en à l’air. Daisy viendra-t-il à la rescousse de Teru au risque de dévoiler son identité ? Est-il vraiment le hacker qui attaque le réseau du lycée depuis quelques semaines ? Quel est le secret de Tasuku, le gardien tyrannique ?

    Même on se doute très vite de la romance qui se profile, il y a énormément d’aspect à prendre en compte, ce qui permet à ce manga de garder tout son intérêt, malgré le fait que la romance soit à la Japonaise, douce et imperceptible de l’extérieur. Cela laisse la place à un vrai scénario autour de l’histoire du frère de Teru et de Daisy (je ne vous en dit pas plus). En plus, nous avons la joie d’avoir une série qui parle d’informatique sans raconter n’importe quoi, puisqu’elle fait enfin la distinction entre les hacker (personne qui maîtrise des techniques d’informatiques poussées) et les cracker ( personne qui utilise ces techniques pour un mauvais usage). Bref, nous sommes ici dans un scénario bien loin du standard du genre, mais qui n’oublie pas de semer les prémices des romances à venir, le tout entrelacé de scènes comiques et de mini-arc très sérieux et très intéressants.

Graphisme :

    Si le design des personnages est prit au monde shojo, notre mangaka n’hésite pas à les décliner de façon à obtenir des expressions introuvable traditionnellement dans ce genre. Il y a également beaucoup de chibi, bien plus que dans un shojo ou shonen standard. Le style d’écriture est dans l’ensemble très épuré, mais n’hésite pas à créer des contrastes entre scènes normales, scènes romantiques enjolivées à la shojo et scène plus dramatique, très proche des shonen. Les trames de fond sont de bonne qualité, malgré le faite qu’elles ne soient pas particulièrement travaillées. Le tout donne une œuvre au niveau largement acceptable graphiquement, même si ce n’est pas l’œuvre graphique du siècle.

    Kyôsuke Motomi laisse beaucoup de mot personnel, c’est très intéressant et souvent aussi drôle que le manga en lui-même. De plus, elle laisse quelques planches qu’elle avait fait pour créer une histoire bonus utilisé dans un magazine pour promouvoir l’œuvre. C’est très drôle en plus de résumer un peu la situation de l’histoire.

Point noir :

    Déjà, je me dois de parler de la couverture. Très clairement, elle ne reflète pas du tout le contenu du manga, allant jusqu’à gommer la couleur blonde de Tasuku.

    Ensuite, je peux comprendre qu’un shojo aussi peu conventionnel ne plaise pas à tout le monde, surtout qu’il n’hésite pas à parler de romance un peu tabou, comme des relations prof-élève, ou de romances entre personnages d’âges différents.

Conclusion :

    J’ai vraiment adoré Dengeki Daisy ! C’est un shojo très original et intéressant qui plaira sans problème à beaucoup de fans de shonen, ainsi qu’aux moins traditionnels des fans de shojo.

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Article tome 2

On parle aujourd’hui de la suite d’un manga que j’apprécie particulièrement : Dengeki Daisy !

 

La petite histoire :

    Je vais parler aujourd’hui d’un détail qui peut paraître minime, mais qui a traversé l’esprit de beaucoup de gens : le genre de l’auteur de ce manga : Kyousuke Motomi. Cet aspect est rendu très sombre, aussi bien par les équipes de traduction que par l’auteur même, au point d’induire en erreur certains membres de Mangacast ! Certes, Kyousuke Motomi est un nom généralement porté par les garçons. Pourtant, nous avons bien ici à faire à une femme. Vous trouvez ça surprenant ? Ce n’est pourtant pas le plus étonnant. Au vue de la façon qu’elle a de voir ses personnages, on peut la pensée avoir une petite trentaine. La réalité est pourtant loin du compte, car cette talentueuse mangaka est née en 1950, soit il y a 68 ans ! Étonnant non ?

Personnage :

    Ichinose est la présidente du conseil des élèves dont nous avons parlé dans le tome précédent. Suite aux aventures du premier tome, elle se rapproche beaucoup de Teru et semble beaucoup plus sympathique.

    Riko Onizuka est une femme récemment arrivée dans le lycée de Teru en tant que conseillère d’orientation. C’est une amie de longue date de Tasuku, Daisy et du Patron. C’est une femme à l’apparence très classique, mais ne vous y trompez-pas, elle a un caractère très fort et souvent violent. Elle sait ce qu’elle veut et elle sait comment l’obtenir. Elle s’entend très bien avec Teru. Elle aime beaucoup taquiner Tasuku. J’ai vraiment un coup de cœur pour ce personnage, qui fait en plus un petit clin d’œil à un certain Eikichi Onizuka.

    Le Patron est un personnage très mystérieux, mais qui apparait plutôt souvent. Ami de Tasuku et Riko, il tient le restaurant « Le champ de fleur ». Très gentil, il semble ne pas être qu’un simple cuisinier… Il cache sous un aspect très calme une force très particulière. J’aime bien ce personnage.

    Plus il y a de personnages, plus j’ai de coup de cœur ! L’auteur prend son temps pour nous les présenter, quitte à oublier de leur donner un nom. Nos personnages principaux n’en sont que plus profond, nos nouveaux personnages n’en sont que plus intéressants, que demander de plus ?

Scénario :

    Dans le tome précédent : Pour réparer une vitre qu’elle a cassé, Teru se retrouve obligé de jouer les larbins pour le gardien du lycée : Tasuku Kurosaki. Au cours d’un incident avec un certain M.Takeda, l’appartement où Teru vit seul depuis la mort tragique de son frère est cambriolé. Elle appelle Daisy, la personne qui veille sur elle dans l’ombre depuis la mort de son frère, mais celui-ci ne peut pas venir pour préserver son identité. Perdue, Teru court jusqu’au champ de fleur pour y retrouver Tasuku, qui finit par la loger chez lui. Mais la véritable identité de Daisy est celle de Tasuku. Réussira-t-il à préserver son secret ?

    Perturbée par la présence de Teru, Tasuku s’éloigne de plus en plus de sa protégée, tout en continuant de la tyranniser au lycée. Tombée amoureuse du gardien, Teru vit assez mal la distance que Tasuku met entre eux. Elle se sent mal de vivre chez le tyran sans aucune contrepartie. Tasuku laissera-t-il cours à ses sentiments ? Teru découvrira-t-elle l’identité de Daisy ? Peu après l’arrivée de Riko, un nouveau complot semble cibler notre héroïne. Le passé semble rattraper ceux qui sont resté après la mort du frère de Teru. Qui est donc à l’origine de cette conspiration ?

    Comme dans le premier tome, le scénario joue sur beaucoup de plan différent. Au final, la romance est plutôt effacée pour laisser place à une histoire de hacker très bien pensée, ainsi qu’à un bon nombre de scènes bien plus proche des comédies romantiques à la Love Hina que des shojo standards. Les nouveaux personnages et les nouvelles situations viennent embellir ce tableau déjà très intéressant. C’est vraiment du superbe travail.

Graphisme :

    Les graphismes sont très proches du premier tome. Toutefois, on y retrouve bien plus de scènes badasse plus proche des shonen/seinen que des shojo classiques. Les scènes romantiques étant plutôt rares, elles sont misent en valeur et donc très intéressantes. Les effets graphiques sont maîtrisés et donne un rendu vraiment très beau.

    Comme toujours, notre mangaka laisse beaucoup de mot, notamment sur sa création. Elle fait des remarques et parle beaucoup de ses relations avec les lecteurs. C’est très divertissant.

Point noir :

    Il y a plus ou moins les mêmes points noirs que le tome précédent. Je trouve vraiment dommage que les illustrations, aussi bien de la couverture que des chapitres, soient si peu représentatif de l’œuvre pour faire plus « shojo ».

Conclusion :

    Comme pour le premier tome, j’ai vraiment un coup de cœur pour Dengeki Daisy ! Certes, ce n’est pas un shojo traditionnel, mais c’est sans doute cet aspect qui en fait une œuvre si intéressante. Je conseille vivement ce manga aux fans de shojo non-conventionnel, mais également aux fans de seinen romancée.

 

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Article tome 3

On s’attaque aujourd’hui à la suite de Dengeki Daisy !

 

Personnage :

    Kurebayashi Soichiro est le défunt grand frère de Teru. C’était un génie de l’informatique qui a laissé beaucoup d'envieux derrière lui. C’est lui qui a demandé à Tasuku de prendre soin de Teru. Il semble être connu par énormément de monde. Je reparlerais de ce personnage bientôt.

    Takeda est le prof qui a remplacé Arai dans le tome précédent. C’est une ancienne connaissance de Tasuku, Riko et du patron. C’est lui, qui pour satisfaire ses supérieurs, à organiser le cambriolage de l’appartement de Teru. Ce n’est pas quelqu’un de méchant par nature, mais il se charge souvent du sale boulot, n’étant pas très compétent dans les autres domaines. Ce n’est pas quelqu’un de désagréable.

    Il n’y a pas vraiment de nouveaux personnages dans ce tome… Toutefois, ils ne font que rajouter à la complexité de l’histoire.

Scénario :

    Dans le tome précédent : Alors que tout redevient enfin calme, un nouveau complot tourne autour de Teru. Cette fois, c’est au tour de Kyoshi de passer à l’attaque. Mais c’était sans compter sur la réaction de Tasuku et Riko. Ils parviennent à empêcher Kyoshi de tomber dans le crime. Après cet incident, Riko, qui a emménagé récemment, propose à Teru de vivre avec elle.

    C’est la dernière soiré de Teru et Kurosaki avant que cette dernière ne déménage définitivement chez Riko. Mais nos deux protagonistes se disputent dans la mâtiné. Leur dernière soiré est-elle compromise ? Où habiteront Teru et Riko ?

    Alors que la vie de Teru retourne à sa routine, elle se retrouve alpagué par un de ses anciens camarades de collège, qui la prend sous son aile, un peu trop lourdement. Mais ce n’est pas du goût de la copine de celui-ci… Heureusement, Kyoshi, rebaptisé Larbin n°2 par Kurosaki depuis son retour à l’école, veille au grain…

    Kurosaki et Teru, suite à une défaite de ce premier au Mah Jong, se retrouvent à parcourir la ville à la recherche de Cheesecake. Mais en chemin, alors que notre gardien frôle l’infarctus suite à une sonnerie de mauvais timing, Teru croise son ancien prof M. Takeda…

    Ce scénario est un peu moins tourné sur le fil rouge de l’histoire, même s’il ne s’en éloigne pas vraiment. Ce tome se base beaucoup plus sur l’installation de Teru et la mise en place de son nouveau quotidien, au final pas si différent du premier. Il y a beaucoup d’éléments comiques et de situations intéressantes, que ce soit au niveau des relations entres les personnages ou d’un point de vue romantique. Un nouvel élément pourrait venir troubler ce quotidien…

Graphisme :

    Ce tome est bien plus mélancolique que les précédents, lui donnant à l’occasion un côté shojo beaucoup plus important. Les personnages sont soignés et transmettent bien leurs émotions et leur côté attachant.

    Les trames de fonds sont une fois de plus peu nombreuses. Tout de fois, elles sont de bonnes qualités et sont bien utilisées. Le rythme de ce manga est très bien pensé.

Point noir :

    Comme toujours, la couverture est très peu représentative de l’œuvre… De plus, la couverture cartonné n’a rien d’originale…

    Mais le véritable point noir de ce manga, c’est la traduction des messages de notre mangaka. Non seulement ils ne prennent en compte que les “lectrices”, alors que beaucoup d’hommes aiment lire des shojo (moi y compris), mais ils font passer Kyosuke Motomi pour un homme, d’où la méprise de beaucoup de gens.

Conclusion :

    J’aime toujours autant Dengeki Daisy ! Ce tome est plus nostalgique et posé que le précédent, travaillant plus les relations entre les personnages. C’est un excellent shojo qui m’a accroché du début à la fin. Je le conseille vivement aux fans du genre.

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Date de dernière mise à jour : 27/04/2019