Les écoles Japonaises

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Parce que c’est un sujet qu’on retrouve très fréquemment dans les mangas et animés, je me dois d’aborder ce sujet trop souvent laissé pour compte : intéressons-nous aux écoles Japonaises !

Organisation des années

Comme c’est quelque chose qu’on compare souvent avec les pays étrangers, que ce soit nos voisins les Belges ou nos amis les québécois, il faut absolument comprendre comment ça fonctionne.

Au Japon, tout commence vers 3/4 ans avec l’école maternelle (Yochien en Japonais). Ça dure 3 ans, mais ce n’est pas obligatoire (un peu comme notre petite/moyenne/grande section en France).

Arrive ensuite l’école primaire (Shogakko en japonais), le premier enseignement obligatoire. Il commence vers 6/7 ans et se termine 6 ans plus tard. Il dure donc un an de plus qu’en France, puisque les élèves le termine entre 11 et 12 ans.

On arrive dans une des tranches les plus représentés dans les mangas : le collège (chugakko en Japonais). Il dure trois ans, soit un an de moins qu’en France et est lui aussi obligatoire.

Enfin, le lycée (kotogakko en Japonais) de 15/16 à 17/18 ans. Il n’est pas obligatoire, mais c’est la porte d’entrée vers les universités et autres prépas. Il dure lui aussi trois ans et est sans doute le plus représenté dans les mangas et animés.

Vacances et organisation

    Dans les mangas ou les animés, le début de l’année coïncide souvent avec les cerisier en fleur (Par exemple Maken-Ki ou School Rumble). Pourquoi ? Simplement parce que la rentré des classes s’effectue en Avril, contrairement à la majorité des pays dans le monde (France comprise).

    L’année est divisée en trois trimestres, un peu comme chez nous, qui se répartissent comme suit : avril-juillet / septembre-décembre / janvier-mars.

    Et les grandes vacances ? Les japonais parlent plutôt de vacance principale. Elle a bien lieu entre le premier semestre et le second et dure 1 mois. Il y a également 2 semaines de congés à Noël et 3 semaines entre deux années. Très différent de la France !

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Journée Type

    Voici une journée type d’un lycée japonais :

  • 8h20 : Début des cours
  • 8h20-8h40 : Chourei (réunion du matin avec le professeur principal)
  • 8h45-9h35 : cours
  • 9h35-9h45 : Pause de 10 minutes
  • 9h45-10h35 : cours
  • 10h35-10h45 : Pause de 10 minutes
  • 10h45-11h35 : cours
  • 11h35-11h45 : Pause de 10 minutes
  • 11h45-12h35 : cours
  • 12h35-13h25 : Pause déjeuner
  • 13h25-14h15 : cours
  • 14h15-14h25 : Pause de 10 minutes
  • 14h25-15h15 : cours
  • 15h15 : Fin des cours
  • 15h15-15h40 : Homeroom (réunion de fin de journée avec le professeur principal) et nettoyage de la salle de classe et des toilettes
  • 15h40-18h : Activité des clubs
  • 18h : Fin des activités des clubs et fermeture du lycée

    Il y a évidemment des variantes et beaucoup d’aspect dont on parlera qui font que les journées sont souvent un peu plus compliqué que cela.

Le folklore Moe

    Quel drôle de titre me direz-vous… En effet, car c’est un des aspects les plus légendaires de la culture Otaku que je vais maintenant aborder : les uniformes et l’organisation.

    Rassurez-vous, au Japon, l’uniforme est bien de rigueur. Que ce soit pour les garçons ou les filles, il y a deux uniformes par ans : uniforme d’été et uniforme d’hiver. Contrairement à ce que nous laisse croire les mangas et les animés du genre ecchi, les jupes des élèves Japonaises sont assez longues pour être “décentes”. Les uniformes changent en fonctions des établissements, de l’étape (collège, lycée…) et du rang (1ère année, 2ème…).

    Au Japon, ce sont les élèves qui font le ménage. Un planning est organisé et c’est très mal vu de s’absoudre de la corvée.

    Les cours finissent tôt, mais cela n'empêche pas les élèves de travailler d’une autre façon jusque dans la fin de l'après-midi. En effet, les clubs ne sont pas une simple légende. Si le fonctionnement, notamment le recrutement, est moins agressifs que dans les mangas (La mélancolie de Haruhi Suzumiya ou Medaka Box par exemple), il n'empêche que c’est une partie très sérieuse de la vie scolaire. Il est mal vu de se tenir à l’écart de cette façon ludique de progresser.

    On a tous des souvenirs de classes fermés à clef, de professeurs envoyés à l’autre bout du collège/lycée, de classes mises au même endroit pour deux cours différents. Au Japon, ce genre de problème ne se pose même pas. Chaque classe se voit attribuer une salle et ce sera aux professeurs de se déplacer. Souvent, les “rangs” (1ère année, 2ème…) sont répartis par étage.

    Tout est organisé hiérarchiquement. Il y a tout en dessous les premières années, qui doivent “respect” aux secondes années, qui doivent eux-même respect aux troisièmes. Viens ensuite le personnel extérieur, puis les professeurs et enfin le personnel haut placés (sous-directeur, directeur…). C’est évidemment un peu plus “détendu”, mais c’est bien l’idée.

    Au niveau des cours, les japonais ont grosso modo les mêmes cours que nous, si l’on exclut les options. Tout de fois, on remarque des restes culturels, tel que des cours de cuisine encore prononcés dans beaucoup d’établissement.

    Côté repas du midi, la plupart des repas sont des bento (sorte de boîte à repas où on concentre pleins de petits plats, pour plus d’information : regardez Ben-To !) préparé à l’avance par l’élève ou sa famille (souvent la mère). Pour ceux qui n’ont pas prévu, ils peuvent aussi acheter à manger dans la supérette de l’école prévu à cet effet. Les élèves peuvent ensuite manger dans leurs classes (et c’est ce que beaucoup font), à l’extérieur ou dans le réfectoire (souvent réservé aux professeurs).

    Enfin, on associe souvent les Japonais à la discipline et à l’ordre. On peut sans nul doute affirmer que ces bases sont données dans les écoles ou la fermeté est de rigueur. Les cours “bordéliques et inutiles” qui sont loin d’être rare dans notre pays sont en faite assez rare au Japon. Je vais maintenant évoquer une des raison qui inculque cette discipline si particulière à nos amis nippons.

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Une pression élitiste

    C’est un des aspects qui donne une “mauvaise réputation” de l’éducation japonaise à l’étranger. En effet, les établissements sont cotés et sélectionnent leurs étudiants pour le rester. Le système est simple : travailler pour intégrer le meilleur collège possible, puis travailler pour intégrer le meilleur lycée possible, pour intégrer la meilleur université possible, pour intégrer la meilleure société possible. Bref, alors que chez nous le futur est un élément extrêmement vague quand on est à l’école, c’est un élément prédominant au Japon.

    Si les élèves s’habituent pour la majorité à la pression, c’est loin d’être le cas de beaucoup de parent. C’est en partie ce qui alourdit l’emploie du temps des élèves. En effet, les parents ont tendances à inscrire leurs enfants dans des “cours du soirs”, très populaires dans les villes au Japon. En plus de ça, il arrive souvent que les élèves arrivent plus tôt pour travailler et profiter plus longtemps de leurs professeurs. Bref, l’échec scolaire est souvent assez mal vécu par les parents, surtout dans une société japonaise ou l’honneur familiale est encore souvent mis en avant.

    Enfin, un élément dont parlent souvent les médias au sens large : les “éléments gênants” que l’on attribue souvent au système éducatif japonais. Parmi cela, on peut parler des brimades collectives. En effet, il n’est pas si rare qu’une classe fixe son attention sur quelqu’un et lui fasse subir des brimades plus ou moins graves qui vont de la simple mauvaise blague à l’ignorance en passant par la violence gratuite (je ne citerais même pas d’exemple tellement ce genre de cas est retranscrit dans les mangas). Autres phénomènes attribués à ce système : les gakurekibyo ou la “maladie du diplôme” est un problème psychologique touchant certains élèves. Chose étonnante, ceux-ci se mettent à travailler au point d’en mettre en danger leurs santés mental et physique et ceux dans le seul et unique but d’obtenir plus de diplôme. A contrario, il existe aussi les Hikikomori. Ceci sont apparentés aux NEET, mais sous un angle plus psychologique. Ils restent enfermés dans leurs chambres et s’isolent de la société extérieurs. En 2010, on dénombrait que c’était le cas de 0.2% de la population Nippone.

Conclusion

    Je ne compte pas dire si ce système est meilleur que le système Français (quoi que vous devez déjà avoir une idée). Pour résumer, c’est un système très discipliné qui a beaucoup d'élément très intéressant, notamment le fait de chercher à tirer les élèves vers le haut. On peut évidemment critiquer ce système, mais il reste aujourd’hui l’un des plus connu dans le monde et restera toujours l’un des meilleurs pour les Otakus.

PS : Un grand merci à l’article d’Ichiban Japan qui m’a bien aidé pour écrire cet article. Il n’y a en faite pas beaucoup d’informations en dehors des mangas et c’est toujours plaisant de trouver des sources directs. ( article : une journée dans lycée au Japon -> http://ichiban-japan.com/lycee-au-japon/ )

 

 

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Date de dernière mise à jour : 30/10/2018