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Kemonozume

kemonozume

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Aujourd’hui on s’attaque à Kemonozume !

La petite histoire :

    C’est un anime sorti en 2006 et en 13 épisodes. Il est réalisé par Masaaki Yuasa, qui sera plus tard connu pour Space Dandy ou encore le film Ride Your Wave.

Personnage :

    Toshihiko Momota est le héros de cette histoire. Aîné du chef du Kifuuken, c’est un redoutable combattant qui maîtrise énormément de technique. Destiné à un brillant avenir, c’est un gardien des traditions qui met son entraînement à la première place. Il se dispute souvent avec son frère Kazuma au sujet de l’évolution du Kifuuken. Malgré sa force, il a été traumatisé pendant son enfance et ne parvient plus à se battre contre les shokujinki. Il a été fiancé à Rie alors qu’il était enfant, mais prête à peine attention à elle.

    Kazuma Momota est le petit frère de Toshihiko. Beaucoup plus moderne que son frère, il souhaite faire entrer le Kifuuken dans une nouvelle ère technologique. Sur de lui, innovant et leader bien plus naturel que son frère, il souffre beaucoup de voir son père mettre ce dernier en avant et bouder ses idées. Il semble avoir une attirance pour Rie.

    Yuka Kamitsuki est une jeune femme qui cache un terrible secret. Amoureuse de Toshihiko, elle est rejetée immédiatement par sa famille. C’est une jeune fille rêveuse qui souhaiterait juste être comme tout le monde.

    Rie Kakinoki est une amie d’enfance de Toshihiko et Kazuma. Élevée avec le Kifuuken, elle reste souvent en arrière malgré ses compétences de combat. Malgré les années et ce qu’elles acceptent de reconnaître, elle aime toujours Toshihiko et accorde de l’attention à Kazuma par pitié.

Scénario :

    Depuis les temps anciens, les humains sont menacés par une créature particulièrement puissante : les shokujinki. Ceux-ci peuvent se cacher parmi les hommes et devenir en une fraction de seconde des ogres surpuissants dévorant les humains sans distinction. Par chance, un ordre secret s’occupe de les détruire sitôt qu’ils apparaissent : le Kifuuken. Mais la dernière génération semble différente des anciennes : l’ainé du chef du Kifuuken est incapable de se battre, tandis que le cadet rejette la tradition. Une seule chose pourra les départager : la technique secrète ultime connue de leur père qui permet d’acquérir une force supérieure. Mais alors que le combat fait on ne peut plus rage, Toshihiko est frappé par la foudre de l’amour en rencontrant par hasard Yuka. Mais celle-ci a un secret bien lourd qui pourrait secouer à jamais l’ordre du Kifuuken…

    Véritable bourbier d’interprétation et de double sens, ce titre est très très riche. Chaotique par sa forme et son développement, il passe l’amour et la haine sous tous les angles de son prisme scénaristique et se joue du spectateur par sa temporalité non linéaire. D’un point de vue plus terre à terre, le scénario est surprenant et ne manque pas d’un petit clin d'œil à Roméo et Juliette sans toutefois en respecter la trame. Mêlant grotesque et poésie, ce titre est particulièrement compliqué à définir, mais plaira sans aucun doute aux plus ouverts d’esprit.

Graphisme :

    Nous sommes en 2006. La qualité graphique est très compliquée à décrire malgré le studio d’animation Madhouse. Le design est crayonné, cassant chaque ligne, chaque ensemble qui pourrait paraître cohérent et réaliste, si bien qu’on a parfois du mal à identifier les personnages, les lieux ou les époques. Le charadesign est étonnamment assez réaliste et disgracieux, préférant garder la beauté pour quelques personnages uniquement. Les scènes de combat sont très dynamiques. De façon générale, ce titre s’interdit si peu de chose que les scènes très crues sont légions.

    Les OST sont très jazz et d’un goût extrême pour peu qu’on sache les apprécier. L’opening Auvers・Blue de Katte ni Shiyagare est très bon également, avec une excellente gestion de l’animation.

Point noir :

    Le design ne plaira très clairement pas à tous le monde. C’est un parti pris très tranché qui sépare globalement les spectateurs en deux catégories : ceux qui adorent et ceux qui détestent.

Conclusion :

    J’ai vraiment beaucoup aimé Kemonozume. Malgré son design chaotique, le titre nous propose une expérience très forte, qui nous plonge au sein d’une histoire unique et violente. Je conseille fortement à ceux qui aiment ce type de design et qui ont un esprit très ouvert.

 

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